12 novembre 2014

Slaughterhouse Five (Abattoir 5)

***Attention, contient des spoilers****

Je croyais que ce roman de Kurt Vonnegut, souvent cité comme un classique de la littérature américaine, était de la science-fiction.  Il est d'ailleurs souvent classé dans cette catégorie.  Or ce n'en est pas vraiment. Il est bien question de voyage dans le temps et d'extra-terrestres, mais ils sont des figments de l'imagination du personnage principal, causés par une blessure cranienne et surtout par un choc post-traumatique (il a été prisonner de guerre et a survécu au bombardement massif de la ville de Dresde par les Alliés) ou alors je n'ai rien compris, ce qui est possible. En fait, je pense que l'auteur a volontairement construit son intrigue pour qu'on puisse l'interpréter de l'une ou l'autre façon.  Dans tous les cas, c'est un réquisitoire accablant contre la guerre. 

Que ce soit à cause de cette idée préconçue; à cause de l'humour plutôt noir de Vonnegut; à cause du personnage qui voyage d'un bout à l'autre de sa propre vie d'une façon très détachée, si bien qu'on a de la difficulté à s'attacher à lui; sans doute à cause de ces trois raisons mélangées, j'ai failli abandonner plusieurs fois dans la première moitié.  Mais par curiosité je me suis accrochée et je ne l'ai pas regretté puisque je me suis prise au jeu des motifs qui sont repris, des parties réelles aux parties imaginées.  De plus, comme il est souvent fait référence à ce roman (récemment encore dans une réplique de la série télévisée The Big Bang Theorie), je suis contente qu'il ne manque plus à ma culture!


Slaughterhouse Five de Kurt Vonnegut,  1969, 215 p.  Titre de la traduction française: Abattoir 5.

4 commentaires:

  1. Bonjour Grominou.

    Un petit mot pour te faire part du changement d'adresse de mon blogue. Je suis maintenant sur Blogger à cette adresse: http://baladeschezsue.blogspot.ca/
    Par contre, le nom de ce nouveau petit coin reste toujours le même: Balades entre les lignes.
    Si tu veux bien modifier mon lien chez toi, ce serait apprécié.
    Merci et belle journée.

    PS. Mes excuses pour le hors sujet.

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  2. Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur avant de lire ta chronique il y a une dizaine de jours. Mais hier, je lisais Bifrost, un magazine français sur les littératures de l'imaginaire, et ils chroniquaient un autre livre de lui en citant celui-ci ! Je me suis sentie moins bête. :) Merci.

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