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07 juin 2010

Deux bandes dessinées

Je l'avoue, point de vue bandes dessinées j'étais un peu restée à l'âge de pierre: Achille Talon, Snoopy, Les Bidochon, Rubrique-à-brac...  Le seul truc un peu plus récent auquel j'avais accroché c'était Dilbert, ce comic strip américain sur les aléas du monde du travail.  Puis l'an passé, poussée par de nombreux billets élogieux, j'ai découvert avec un immense plaisir la série des Paul de Michel Rabagliati. Cela m'a encouragée à élargir mes horizons, et lors de mon dernier arrêt à la bibliothèque, j'ai emprunté les premiers tomes de deux séries que j'avais remarquées ici et là sur la blogosphère (mais où? Rogntudju, je n'arrive pas à m'en souvenir!)

De Cape et de crocs
Un dessin absolument magnifique, des couleurs vibrantes à dominantes bleues et orangées; une atmosphère de roman d'Alexandre Dumas, avec clins d'oeil à Cyrano, Molière, La Fontaine; et ces deux gentilshommes -- ou plutôt gentilsanimaux, puisque Don Lope de Villalobos Y Sangrin est un loup et son ami Armand Raynal de Maupertuis un renard -- à la fois drôles et romantiques à souhait; sans oublier un petit lapin absolument craquant du nom d'Eusèbe:  j'ai tout aimé de cette BD absolument parfaite! Le tome 1 finit sur un cliffhanger incroyable, ça me prend la suite au plus vite!


Magasin général
Dans un style plus réservé, toute en teintes de terre convenant fort bien au sujet, cette BD est un peu un téléroman mis en image, mais alors un téléroman bien réussi, avec un excellent équilibre entre l'humour et l'émotion.  Ça se déroule dans les années vingt, dans un petit village du Québec.  Les personnages sont attachants, pas trop stéréotypés, et les deux dessinateurs/scénaristes français ont eu l'excellente initiative de demander la collaboration d'un auteur québécois pour les dialogues, qui sonnent fort juste!

De Cape et de crocs, Acte 1: Le secret du Janissaire, d'Ayroles et Masbou,  Delcourt, 1995, 46 p.
Magasin général, tome 1: Marie, de Loisel et Tripp, Casterman, 2006, 80 p.

21 mars 2010

Paul à Québec

Je vous avais déjà parlé brièvement de cette série de bandes dessinées ici.  Après ce premier contact, j'avais lu en quelques mois et avec délice tous les autres tomes parus.  Je viens de lire le plus récent opus, Paul à Québec, et je crois bien que c'est le meilleur de tous! (À part que Paul ne va pas vraiment à Québec, mais Paul à Saint-Nicolas près de Québec, c'est moins vendeur!)  Comme toujours, Paul nous fait rire à gorge déployée (le passage sur les joies de l'informatique!), mais ici en plus il nous fait surtout pleurer (et je ne me souviens pas qu'une BD m'ait jamais fait cet effet...). C'est qu'il nous parle de la maladie et de la mort de son beau-père, et l'émotion est  cachée derrière le dessin propret, et d'autant plus efficace...  Le danger était de tomber dans le pathos ou le mélo, mais Rabagliati sait garder le ton juste, un peu comme il l'avait fait dans le passage de la fausse-couche de Paul à la pêche, et finalement une grande sérénité nous envahit lorsqu'on tourne la dernière page.

Je crois que cette série s'adresse avant tout aux plus de trente-cinq ans, qui reconnaîtront dans les dessins de nombreux clins d'oeil à des lieux et objets de leur jeunesse.  Mais elle saura plaire aussi à des plus jeunes, car les thèmes évoqués sont universels: le premier emploi, le premier appartement, etc.

À quand le prochain tome?

Venise en parle avec beaucoup plus d'éloquence que moi, de même que Karine, Allie, et Tamara nous donne son point de vue d'Européenne!  Un seul commentaire négatif, chez Jules.

Paul à Québec de Michel Rabagliati, aux éditions de La Pastèque en 2009. 187 p.

08 avril 2008

En r'venant d'la bibli (chanter sur l'air d'En r'venant de Rigaud)

Je n'ai pas l'habitude de vous parler des bandes dessinées que je lis à l'occasion. S'il fallait que je vous fasse un billet chaque fois que je lis un Bidochon ou un Dilbert, le haut niveau intellectuel de ce blogue en serait grandement affecté! (Ceci dit par quelqu'un qui vient de mentionner les Têtes-à-claques dans son billet précédent... Cherchez l'erreur!)

Mais là, je dois absolument vous faire part d'une découverte. Et en même temps, remercier Karine de m'avoir fait connaître la série des «Paul...» de Michel Rabagliati (en fait j'avais déjà lu un autre billet élogieux sur cette série, mais je ne me rappelle pas où, je m'en excuse auprès du blogueur concerné...). À la bibliothèque municipale, cet après-midi, je me suis assise dans un fauteuil pour feuilleter Paul dans le métro; et au bout de quelques pages, il a fallu que je quitte parce que je riais tout haut et que mes voisins me faisaient des gros yeux. Alors je l'ai emprunté, et aussitôt arrivée à la maison, je me suis assise dans le salon pour le finir. C'est là que j'ai eu cette révélation: Paul, en réalité, c'est mon petit frère!! Ils sont pareils! Lui aussi faisait une collection de correspondances de métro, lui aussi a appris à dessiner en recopiant Spirou, Gaston et autres Schtroumpfs! Je ne crois pas qu'il ait jamais pissé dans le pneumatique chez Eaton, mais il aurait certainement été du genre à faire le coup des bouteilles de shampooing débouchées! Et nous aussi inventions des jeux à partir des pages de garde des albums de Tintin!

En plus, il paraît que Paul dans le métro est le moins bon de la série... En fait, je l'ai surtout trouvé inégal: certaines histoires sont hilarantes, d'autres plus ordinaires. J'ai aussi emprunté Paul en appartement, je vais me régaler!

*****

Changement de sujet, je tiens à vous prévenir, chers lecteurs, que JE VAIS TRICHER!

Hé oui, j'ai oublié de vérifier, grâce au catalogue informatisé des bibliothèques de Montréal, si l'exemplaire du livre sélectionné pour notre Club de lecture des blogueuses se trouvait bel et bien sur les étagères de la succursale où j'avais choisi de me rendre spécifiquement parce qu'il y figurait au catalogue. Et bien zut et crotte, arrivée là, je constatai que le livre avait été emprunté (peut-être par un autre membre du Club?). J'avais donc deux choix, me rendre à une autre succursale ou choisir un autre livre du même auteur, c'est-à-dire tricher!!! Comme je suis plus paresseuse que consciencieuse, c'est la deuxième option qui l'a emporté: je lirai donc Le Chevalier de Maison-Rouge, au lieu de Pauline, d'Alexandre Dumas, pour notre rendez-vous du 1er mai.


Paul dans le métro de Michel Rabagliati est publié aux éditions La Pastèque, 2005, 91 p.