Préparez vos mouchoirs! Hé oui, j'ai versé quelques larmes, y compris dans l'autobus, où j'ai dû arrêter de lire ce pour ne pas avoir l'air d'une folle. Quelle excellente découverte que le choix du Blogoclub ce mois-ci! Et respectant parfaitement le thème de la famille qui nous avait été suggéré par nos super-organisatrices, puisque c'est avant tout d'une famille qu'il est question ici, une famille formant un tout qui est plus que la somme de ses parties, une famille avec ses codes, ses manies, ses surnoms. Une famille unie et heureuse qui sera brisée, éparpillée à cause d'un seul évènement, un viol, qui aura l'effet d'un tremblement de terre et affectera chacun de ses membres différemment.Je ne connaissais Joyce Carol Oates que de nom, et je ne sais pourquoi je croyais que ce serait un peu mélo, un peu «kétaine»... Et bien pas du tout, enfin c'est très émouvant mais ce n'est pas que ça. J'ai été surtout épatée par la force des personnages, si bien décrits qu'on a l'impression de les connaître. Le seul personnage qui reste un peu flou est le fils aîné, Mike Jr, mais j'ai l'impression que c'est fait exprès: l'histoire est en grande partie racontée du point de vue du plus jeune garçon, qui finalement a peu connu son grand frère, celui-ci ayant quitté la maison assez tôt. J'ai particulièrement aimé le personnage de Marianne, la fille jolie et populaire, trop parfaite, qui suite au drame tentera de s'effacer physiquement et devra réapprendre à exister, à redevenir visible.
Si ce bouquin convenait bien pour le thème de la famille, il aurait aussi bien pu être choisi pour celui des États-Unis (Blogoclub du 1er novembre 2008). En effet, on y retrouve en arrière-plan de nombreux éléments ayant marqué l'histoire de ce pays durant les années 70 et 80: Guerre du Vietnam, crise des otages en Iran, etc. D'ailleurs, il y aurait sans doute un parallèle à faire entre l'évolution de la ferme familiale et celle du pays et de la société américaine. À ce titre, la vente de la propriété à une famille de yuppies en 1980 est significative. Oates fait aussi une critique assez vive de la classe moyenne et de son intolérance.
Je vais certainement lire d'autres oeuvres de cette auteure, mais comme je vois qu'il y en a «un char pis une barge», je suis ouverte aux suggestions...
Je vais certainement lire d'autres oeuvres de cette auteure, mais comme je vois qu'il y en a «un char pis une barge», je suis ouverte aux suggestions...
Pour connaître l'avis des autres membre du club de lecture, il faut suivre les liens chez Sylire et Lisa. Il y a aussi les billets de Choupynette, Le Bibliomane, Kalistina (qui n'a pas aimé), Florinette...
We Were the Mulvaneys de Joyce Carol Oates, publié chez Plume en 1997, 454p. Titre de la traduction française: Nous étions les Mulvaney.










