11 mars 2017

Rien ne s'oppose à la nuit

Quel beau roman autobiographique que celui-là!  Delphine de Vigan, que je ne connaissais que de nom, y décrit de façon fort émouvante mais sans complaisance la vie de sa mère, qui était bipolaire et qui s'est suicidée.  Née dans une famille nombreuse et extravagante, celle-ci eut une enfance tumultueuse, marquée par plusieurs tragédies, et ses blessures subsisteront jusqu'à l'âge adulte.  Mais s'il y a beaucoup de zones d'ombre, il y a aussi plusieurs passages lumineux et s'il est triste, le récit, qui se présente en fait comme une enquête, n'est jamais déprimant.


Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine de Vigan, 2011, 439 p.

2 commentaires:

  1. J'en garde un mauvais souvenir. J'avais eu l'impression d'un certain "étalage" de cette souffrance. C'est étonnant car les histoires de familles torturées me parlent généralement beaucoup. :)

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    1. Moi c'est l'inverse, je n'accroche pas toujours à ce genre de récit, mais là ça a fonctionné!

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