03 juin 2018

Mon nom est Rouge

Pas tout à fait convaincue par ce polar historique du nobelisé Orhan Pamuk.  J'ai beaucoup aimé découvrir avec lui la ville d'Istanbul au XVIe siècle et sa description du métier de peintre miniaturiste est intéressante, surtout à cette époque où certains remettaient en question la tradition héritée de Perse et de Chine, fortement codifiée, pour se tourner vers l'Occident et son humanisme.  Par contre, j'ai trouvé le roman vraiment trop long et le style d'écriture de Pamuk ne facilitait pas la lecture: de longues phrases entrecoupées de virgules à n'en plus finir.  Est-ce un choix du traducteur pour reproduire une caractéristique de la langue turque? Je me pose la question.

J'ai aussi relevé un anachronisme bizarre.  Un des personnages fait une allusion évidente à Scarlett O'hara du roman Autant en emporte le vent (publié en 1936).  Peut-être pour faire un jeu de mot avec le nom de Scarlett (scarlet = écarlate)?  Ce n'est bien sûr qu'un détail, mais qui m'a déplu, j'ai trouvé cela malhabile.

Je garde toutefois sur ma liste son récit autobiographique Istanbul, j'ai l'impression qu'il pourrait être plus dans mes cordes que ce roman.
 


Mon nom est Rouge d'Orhan Pamuk, 1998, traduit du turc en 2001, 737 p.  Titre de la version originale: Benim Adim Kirmizi.

3 commentaires:

  1. Un roman que Mister a lu il y a longtemps et qu'il a souhaité garder. Il m'a toujours intrigué. J'irai peut être m'y frotter tout de même, à cette écriture, car le sujet me tente assez.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Le sujet est vraiment intéressant, si quelques longueurs ne te dérangent pas.

      Effacer
  2. C'est le seul Pamuk que j'ai lu à ce jour et j'en garde le souvenir d'une histoire picaresque, à l'ambiance teintée de 1001 et une nuits (et comme toi, l'anachronisme m'avait choqué !!).

    RépondreEffacer