Première surprise: ça ne se déroule pas en Jamaïque!
Et donc, au lieu de me retrouver dans l'ambiance paradisiaque d'une île des Caraïbes, me voilà téléportée dans les landes froides et brumeuses de la Cornouailles. Après l'Indochine étouffante de Duras*, ça fait un choc!
Ensuite, une constatation: on est dans la lignée des sœurs Brontë, mais en plus facile à lire!
J'ai vraiment adoré la plume de Daphne du Maurier, que je découvrais par le fait même. Oh! bien sûr je la connaissais de nom, son Rebecca est très célèbre (trop même, on dirait que je connais déjà l'histoire sans l'avoir lu!) et l'une de ses nouvelles a inspiré Hitchcock pour The Birds.
J'ai été épatée par la modernité de son héroïne, qui est une jeune femme forte de caractère et indépendante. Elle envisage de ne pas se marier, ne pas avoir d'enfants, elle n'a pas froid aux yeux malgré toutes les péripéties qui lui arrivent... Bon il y a bien un petit passage qui m'a déçue: elle arrive pour la première fois chez un célibataire endurci, sa maison est une vraie soue à cochon, elle se met à faire le ménage, et le dîner en prime! Mais pour un roman publié en 1940, c'est quand même bien, passons-lui ce petit moment de faiblesse.
Bref, ce ne sera pas ma dernière lecture dans sa bibliographie. Dans ma ligne de mire: Ma Cousine Rachel.
*Les billets ne sont pas publiés dans l'ordre où j'ai lu les romans.
Jamaica Inn de Daphne du Maurier, 1941, 320 p. Titre de la traduction française: L'Auberge de la Jamaïque.
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