C'est un peu le Destin qui a mis ce roman entre mes mains. Je connaissais déjà la plume de Claudel, mais ce livre-ci ne m'attirait pas trop. J'ai toutefois lu il y a quelques mois une critique élogieuse chez une copine blogueuse (coucou Exuline, si tu passes par ici!) qui m'a fait changer d'idée et, par le plus grand des hasards, j'ai mis la main sur un exemplaire pour une bouchée de pain lors de la vente de livres usagés de la Bibliothèque de Montréal le mois dernier.
J'avais trouvé très originaux Le Rapport de Brodeck et Les Âmes grises, tant par la forme que par le fond. J'espérais donc qu'il en serait de même avec La Petite Fille de Monsieur Linh. J'avoue avoir été un peu déçue au début: un énième roman sur l'exil et la solitude, sans rien pour le démarquer de tous les autres? Heureusement la belle plume de Claudel et les deux personnages attachants (et aussi, pour ne rien vous cacher, le fait qu'il soit très court!) m'ont incitée à continuer.
C'est vers les deux tiers que le déclic s'est produit et que j'ai compris où l'auteur nous emmenait. À partir de là, la lecture est devenue savoureuse, et ce jusqu'à la toute dernière page.
Petit caveat toutefois: si vous achetez ce livre au prix du neuf, vous serez peut-être déçu qu'il se lise aussi rapidement à cause de sa police de caractères ridiculement énorme (dans l'édition Stock avec la couverture noire, je ne sais pas pour les éditions suivantes). Comme je ne l'ai payé que $1.50, cela n'a pas été un facteur pour moi.
La Petite Fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, 2005, 160 p.
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