En effet, ce texte de Sophocle est beaucoup plus court que je ne croyais, une quarantaine de pages dans mon édition! J'ai aussi été surprise et un peu déçue du petit rôle joué par Antigone, finalement. Elle est l'élément déclencheur de la tragédie, mais on ne la voit pas beaucoup. Le personnage principal est plutôt Créon, le roi de Thèbes. La thématique de la pièce est intéressante: doit-on suivre les lois de la société ou agir selon les lois divines et la loyauté? Toutefois, une réplique d'Antigone m'a plongée dans la perplexité, car elle vient contredire ce que l'héroïne soutient depuis le début (ou alors j'ai rien compris!).
Je suis contente d'avoir lue cette pièce, car il y est souvent fait référence dans d'autres œuvres, que ce soit en littérature ou au cinéma. Ma principale motivation était d'ailleurs de pouvoir la comparer avec l'adaptation de Jean Anouilh, que j'ai trouvée dans une boîte à livres! Je vais toutefois attendre un peu avant de la lire.J'ai lu...
... ce livre, et celui-là, et celui-là...
19 août 2026
Antigone
17 août 2026
Mon vrai nom est Elisabeth
Mon vrai nom est Elisabeth d'Adèle Yon, 2025, 388 p.
14 août 2026
Baudolino
Baudolino de Umberto Eco, traduit de l'italien, 2002, 556 p. Titre de la version originale: Baudolino (2000)
04 août 2026
Les Chouans
Les Chouans de Honoré de Balzac, 1829, 400 p.
20 juillet 2026
The Secret Life of Bees (Le Secret des abeilles)
Il y a si longtemps que j'ai noté ce roman dans mon carnet que je ne sais plus du tout qui me l'avait suggéré. Je pense que c'était avant les blogues, avant même qu'il ne soit traduit en français...
Après plus de vingt ans, voilà, il est lu!
Je dois dire qu'au début j'étais enchantée. Je me retrouvais dans une histoire à la To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur), avec une héroïne un peu plus âgée que Scout et un père nettement moins sympa qu'Atticus. On ajoute une nounou noire digne d'un personnage de The Help (La Couleur des sentiments) et des thèmes comme le racisme et la ségrégation dans les années soixante, tout ça dans l'ambiance chaude de la Caroline du Sud.
Les personnages sont particulièrement attachants et originaux, notamment les trois sœurs apicultrices qui viennent en aide à la jeune héroïne et sa nounou. Malheureusement, cela n'a pas été suffisant pour soutenir mon intérêt lorsque l'intrigue se met à piétiner et à tourner en rond. Que c'est long! Pour ne rien arranger, le ton devient un peu trop prêchi-prêcha à mon goût, surtout à la fin.
Bref, ce n'est pas une mauvaise lecture, mais c'est une petite déception.
Sur le thème de l'apiculture, lisez plutôt A Country Year (Une année à la campagne) de Sue Hubbell, l'histoire vraie d'une américaine qui s'installe en pleine nature pour s'initier à l'élevage des abeilles.
The Secret Life of Bees de Sue Monk Kidd, 2001, 302 p. Titre de la traduction française: Le Secret des abeilles.
19 juillet 2026
Michel Strogoff
À l’âge adulte, j’ai revisité cet auteur (si l’on peut dire, puisque finalement le premier contact n’en était pas vraiment un!) avec grand bonheur grâce à quelques-unes de ses œuvres les plus célèbres: Vingt Mille Lieues sous les mers et Le Tour du monde en quatre-vingts jours.
Je récidive maintenant avec un titre un peu moins connu: Michel Strogoff, un roman d'aventures se déroulant en Sibérie. Quel plaisir j'y ai trouvé! Bien sûr, les personnages sont caricaturaux, les coïncidences abondent et la fin est complètement tirée par les cheveux. Mais ces caractéristiques sont courantes dans les romans du XIXe siècle, je m'y attendais donc et cela ne m'a pas dérangée (alors que la même chose m'aurait agacée au plus haut point dans un roman contemporain!). Concernant les personnages, celui de la jeune fille est quand même assez original par sa force de caractère -- on est loin de la poupée fragile qui s'évanouit à la première frayeur! J'ai aussi beaucoup aimé les deux journalistes Blount et Jolivet. La scène où chacun tente de monopoliser les services du télégraphiste pour empêcher l'autre de transmettre son article est hilarante!
Ce que j'ai aimé surtout, c'est bien sûr la plume de Verne. Ses descriptions des paysages de la Russie sont magnifiques! Il ne lésine pas sur l’imparfait du subjonctif, et pourtant le texte reste aisément lisible.
Et puis, lire une histoire où les Russes sont les «bons» luttant contre des envahisseurs barbares, voilà qui nous change de l'actualité, hein?
Michel Strogoff de Jules Verne, 1876, 512 p.
18 juillet 2026
Les Héritiers de la mine
Peu importe, c'est maintenant chose faite. Et, même si ce n'est pas un immense coup de cœur comme l'autre roman, j'ai quand même beaucoup apprécié.
Ce qui m'a plu surtout c'est la construction du récit; il s'agit d'un roman choral où l'on change de narrateur à chaque chapitre, ce qui nous apporte chaque fois un éclairage différent et de nouveaux indices sur les événements qui se sont déroulés il y a plusieurs décennies au sein de cette immense et étrange famille habitant dans un village minier à moitié abandonné.
Petit avertissement pour ceux qui ont lu Il pleuvait des oiseaux et qui pourraient donc espérer trouver ici des personnages tout aussi attachants: ce n'est pas du tout le cas! Au contraire, ce sont une belle bande de scélérats qui traitent leurs voisins de culs-terreux, foutent le feu aux maisons désertées, sont méchants entre eux, etc.
Il faut s'y résigner, l'intérêt du livre n'est pas dans l'amour qu'on porte à ses personnages, mais l'on s'intéresse tout de même à leur sort, on veut savoir ce qui s'est passé ce jour-là, quand la mine a explosé...
Les Héritiers de la mine de Jocelyne Saucier, 2006, 192 p.






