Louve en juillet de Gabrielle Filteau-Chiba, 2025, 112 p.
J'ai lu...
... ce livre, et celui-là, et celui-là...
12 octobre 2026
Louve en juillet
10 octobre 2026
Chambres noires
Dans ce nouvel ouvrage, mélange de biographie romancée et d'essai, l'auteure s'inspire d'un personnage ayant réellement existé pour créer un roman à partir de ce que l'on sait sait de sa vie, y entremêlant des fragments autobiographiques et des passages plus théoriques ou documentaires; on retrouve donc le même procédé que dans ses romans précédents sur Emily Dickinson et Herman Melville.
Ici, elle a jeté son dévolu sur la photographe franco-américaine Vivian Maier, qui connut la célébrité à titre posthume lorsque ses œuvres furent découvertes par hasard dans une vente d'entrepôt.
La plume de Fortier est toujours aussi magnifique, je ne m'en lasse pas. Et j'ai trouvé que les parties autobiographiques étaient mieux intégrées à l'intrigue que dans La Part de l'océan, où elles brisaient le rythme du récit principal. J'ai aussi aimé les réflexions sur la photographie et sur les thèmes du double et du reflet.
J'ai toutefois eu de la difficulté avec le personnage principal, ne sachant pas trop comment la cerner. Elle est loin d'être attachante, étant même parfois carrément méchante avec les enfants dont elle avait la charge (elle gagnait sa vie comme nounou pour de riches familles bourgeoises). On n'avait pas du tout ce problème avec Dickinson ou Melville, c'est pourquoi cet aspect m'a un peu déçue (et je me demande si Fortier a été déçue elle aussi!).
J'ai quand même trouvé la lecture de ce roman très intéressante, mais il ne figurera pas parmi mes préférés de l'auteure.
Chambres noires de Dominique Fortier, 2026, 252 p.
La Maison vide
À partir de cette prémisse très semblable, les deux écrivains nous emmènent dans des directions différentes. Ce sera une démarche très factuelle chez Adèle Yon , avec interrogation des témoins et consultation des documents d’archives, alors que Laurent Mauvignier, lui, à partir des indices laissés par les photographies, les histoires transmises de génération en génération, les objets et les meubles laissés en héritage, crée un roman en «remplissant les trous» avec de la fiction.
La plume de Mauvignier est fort belle – à condition d’aimer les très longues phrases à la Proust! D’ailleurs est-ce un hasard que son arrière-grand-père porte justement ce patronyme? Et sa fiction est tout à fait plausible, on jurerait que tout s’est bel et bien déroulé comme cela!
Toutefois, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et quelques répétitions dans ce récit, ce qui fait qu’au bout du compte, je ne suis pas aussi emballée que les critiques élogieuses et le Goncourt 2025 ne le laissaient présager.
La Maison vide de Laurent Mauvignier, 2025, 734 p.
09 octobre 2026
Un lieu ensoleillé pour personnes sombres
Un lieu ensoleillé pour personnes sombres de Mariana Enriquez, traduit de l'espagnol, 2025, 276 p. Titre de la version originale: Un lugar soleado para gente sombría (2024)
28 septembre 2026
Hamnet & Judith (Hamnet)
Globalement, j'ai beaucoup apprécié ce livre. D'une part, les personnages féminins sont attachants et bien développés. Et surtout, le décor est très bien planté et immersif. On se croit vraiment dans un village anglais du XVIe siècle. Le train-train de la maisonnée d'un artisan est fort bien décrit.
Alors qu'on nous fait comprendre dès la note historique figurant au tout début que William Shakespeare est le père d'Hamnet et de Judith, il ne sera jamais nommé dans le reste du livre, pas même par son prénom. On le décrit toujours par ses liens avec d'autres personnages: le mari de, le fils de, le père de... Je m'interroge sur ce choix. Maggie O'Farrell voulait-elle souligner ainsi qu'il n'était pas là en tant que «le fameux dramaturge Shakespeare» mais plutôt comme un homme ordinaire? Quoi qu'il en soit, je trouve que cela crée une distance entre lui et le lecteur, ce qui est dommage.
Parlant de cette note historique, j'aurais préféré qu'elle ne divulgâche pas d'entrée de jeu le fait qu'Hamnet va mourir à 11 ans. Encore là, je pense que cela m'a obligée à garder une distance par rapport à ce personnage auquel j'aurais voulu m'attacher davantage.
Malgré ces petits bémols, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce roman historique et à découvrir cette auteure d'origine nord-irlandaise dont j'avais assez souvent entendu parler sur les blogues des copines.
En passant, le titre Hamnet & Judith semble être exclusif à l'édition canadienne-anglaise. Les autres éditions portent le titre de Hamnet, tout comme la traduction française, d'ailleurs. Je me demande bien pourquoi les Canadiens-anglais ont décidé de se démarquer ainsi... Ils sont fous, ces Canadiens-anglais, comme dirait Obélix!
Hamnet & Judith de Maggie O'Farrell, 2020, 371 p. Titre de la traduction française: Hamnet.
25 septembre 2026
Voyage d'une Parisienne à Lhassa
Voyage d'une Parisienne à Lhassa d'Alexandra David-Néel, 1927, 368 p.
12 septembre 2026
Je voulais vivre
Premier constat, avant même d’avoir commencé le roman: le titre est nul! À chaque fois que je suis tombée sur une mention de ce livre quelque part, j’ai dû relire le résumé pour me souvenir que, ah oui! c’est le roman sur la Milady des Trois Mousquetaires et non pas un témoignage d’un survivant des camps de concentration ou d’une orpheline au pays des Talibans.
Deuxième constat, en tout début de lecture: zut, après Hamnet & Judith* la semaine dernière, encore un roman historique écrit au présent! Ah tiens non, un peu plus loin c’est au passé simple! Je me suis dit que la différence de temps servait à différencier les différentes époques où se déroule le récit, mais j'ai constaté que ce n’est pas si simple. Je n’ai pas trouvé, en fin de compte, la logique sous-tendant l’utilisation des temps de verbe par l’auteure Adélaïde de Clermont-Tonnerre (un nom digne d'une héroïne de Dumas!).
Vous allez me dire : ça commence bien mal, alors tu l’as détesté, ce roman?
Eh bien non! J’ai beaucoup aimé cette relecture du roman de Dumas, que j’ai lu plusieurs fois quand j’étais ado. On voit les principaux personnages sous un jour complètement nouveau, que ce soit Athos, qui n’a pas le beau rôle ici, ou le méchant Rochefort, finalement pas si méchant, et bien sûr Milady elle-même. ***Attention, ici je vais divulgâcher Les Trois Mousquetaires! Quant à D’Artagnan, dans l’innocence de mes quatorze ans, je n’avais rien vu de problématique dans son comportement lorsqu’il se fait passer pour quelqu’un d’autre dans l’obscurité pour séduire Milady. À l’époque, on ne nous avait pas expliqué la notion de consentement… fin du divulgâcheur***
Malgré ces débuts chancelants, une excellente lecture! Mais je recommande fortement d’avoir lu Les Trois Mousquetaires au préalable…
* Mon avis sur Hamnet sera publié à la fin du mois, après le club de lecture du forum Livraddict.
Je voulais vivre d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre, 2025, 480 p.






