23 août 2010

The Third Translation

(La Stèle maudite)

C'est Gropitou qui m'avait suggéré ce titre après en avoir lu une critique dans une de ses revues d'archéologie, qui le comparait au Code Da Vinci «en mieux écrit» (car il est de bon ton de décrier le CDV, qui a été trop populaire pour son bien...). C'est vrai qu'on est dans le genre thriller scientifico-mystique, mais je trouve que la comparaison s'arrête là.  Ce roman me fait plutôt vaguement penser à American Gods de Neil Gaiman, tant par les références à la mythologie (uniquement égyptienne ici) que par le personnage principal, qui a de la difficulté à entrer en relation avec les autres. 

En effet, Walter a toujours été obsédé par son travail de traducteur de hiéroglyphes, jusqu'à en avoir délaissé sa fille, avec il tente maladroitement de renouer.  Malheureusement il est entraîné dans une histoire abracadabrante lorsque par sa faute un papyrus est dérobé du British Museum, papyrus qui pourrait contenir la clé du déchiffrage de la stèle de Paser (qui n'est nullement maudite malgré ce que l'étrange titre de la version française laisse croire!) sur laquelle il planche depuis des mois. 

Des endroits fascinants (dont les soubassements infestés de rats du fameux musée, où l'auteur a réellement travaillé), des personnages farfelus (des lutteurs de la WWF en visite à Londres, des Krishnas, un vieil homme androgyne égyptomaniaque), il y en a pour tous les goûts!  J'ai trouvé la fin un peu bâclée et noté quelques longueurs et incohérences, mais j'ai quand même bien apprécié ce suspense intelligent, où les réponses ne sont pas données toutes cuites dans le bec du lecteur.


The Third Translation de Matt Bondurant, publié chez Hyperion, 2005, 378 p.  Titre de la version française: La Stèle maudite.

11 août 2010

Récapitulons...

Pour le Blogoclub du 1er septembre (dont le thème, je le rappelle, est une lecture libre d'un prix Nobel de littérature...

  • George lira Pearl Buck.
  • Kathel hésite entre Naguib Mahfouz et Le Château blanc d'Orhan Pamuk; 
  • Mazel fera peut-être pencher la balance vers Pamuk, puisqu'elle lira Istanbul
  • Sylire rentabilise ses lectures avec Le Premier Homme de Camus (aussi pour le challenge Camus et l'Objectif PAL! C'est rusé...). 
  • Denis se veut plus actuel avec le récent Nobel Herta Muller et La Convocation.
  • Bookophiles lira La Pianiste d'Elfried Jelinek. 
  • Pour Catherine ce sera Le Diable et le Bon Dieu, une pièce de Sartre.
  • La Nymphette, une nouvelle participante à qui l'on souhaite la bienvenue, lira Le Carnet d'or de Doris Lessing.
  • Manu se joindra à elle avec Un Enfant de l'amour, de la même.
  • Je penche de plus en plus vers Hemingway (Islands in the Stream/Îles à la dérive) car Ernest constitue quand même un incontournable de la littérature américaine duquel je n'ai encore rien lu, alors que je compte déjà deux Steinbeck à mon actif...
Les autres, vous avez choisi?

Mise à jour (vendredi 13 août):
  • Mango a choisi Beloved de Tony Morrison.
  • Papillon hésite mais pourrait se poser sur Naguib Mahfouz.
  • Malice est indécise...
Mise à jour 2 (samedi 14 août):
  • Malice s'est décidée et se joint à Manu et la Nymphette avec Le Carnet d'or de Doris Lessing.
Mise à jour 3 (lundi 16 août):
  • Le coeur de Karine balance entre Beloved de Morrison et Cent ans de solitude de GGM...
Mise à jour 4 (mercredi 18 août):
  • Lapinoursinette vient de commencer Les Intermittences de la mort de José Saramago.
Mise à jour 5 (mardi 24 août):
  • Lounima a choisi Rabindranath Tagore et ses Histoires de fantômes indiens.
  • Midola se joint à Mango (et peut-être Karine) avec un autre titre de Toni Morrison, Sula.
  • Je me suis finalement décidée, j'ai entamé Islands in the Stream d'Hemingway cette fin de semaine.

07 août 2010

Le Capitaine Alatriste

Encore plus que dans Le Maître d'escrime, ce cher Arturo se révèle ici le digne successeur d'Alexandre Dumas, en version hispanique et plus concise. Son capitaine Alatriste n'a peut-être pas la conscience aussi nette que D'Artagnan (il gagne sa vie comme mercenaire, après tout) mais il en a l'élégance et le coeur. 

Complots et duels forment l'essentiel de l'action, et Madrid sert de toile de fond, d'une taverne populaire jusqu'aux coulisses de la Cour, en passant par une salle de théâtre bondée rappelant Cyrano.  On sent que l'intrigue assez simple sert avant tout à introduire les personnages qui reviendront dans les tomes suivants:  le jeune protégé Inigo Balboa (qui est aussi le narrateur), le vilain à balafre de rigueur (clin d'oeil à Rochefort), la belle jeune fille noble (et peut-être méchante, une future Milady?) et son père le secrétaire du roi (un sournois de la pire espèce), l'inquiétant Inquisiteur Bocanegra, etc.

Romantique à souhait, bien écrit (et bien traduit, merci monsieur Quijano), encore une fois A.P.R. ne déçoit pas!

Je crois qu'on en a tiré un film avec Aragorn Viggo Mortensen dans le rôle titre... Personnellement j'ai vraiment de la difficulté à imaginer mon bien-aimé Viggo en Espagnol ombrageux; a-t-il seulement une moustache, d'abord?  Ça me semble indispensable pour ce rôle...

Le Capitaine Alatriste d'Arturo Pérez-Reverte, traduit de l'espagnol, 1998, 215 p.  Titre de la version originale: El Capitan Alatriste.