27 novembre 2013

L'Orangeraie

Quel beau roman! J'ai eu peur au début que le «punch» ait été révélé au Club de lecture de l'émission Bazzo.tv,  mais heureusement, ce qui avait été dévoilé nous est raconté dans le premier tiers du livre (c'est pourquoi je me permets d'en parler aussi dans le paragraphe suivant, histoire de vous donner une idée de ce à quoi l'on a affaire!)

Un sujet très dur: c'est l'histoire de deux frères jumeaux de neuf ans dont un devra participer à un attentat-suicide!  Et pourtant, grâce à une plume superbe, à des phrases ciselées comme par un orfèvre, sans un mot de trop, avec de temps en temps, juste assez souvent, des éclats de lumière, ce n'est jamais lourd.  Je ne connais pas la biographie de Larry Tremblay, mais je ne serais pas surprise d'apprendre qu'il ait vécu quelque temps au Moyen-Orient. On croirait y être, dans cette orangeraie!

Extrait:
«Leur grand-mère s’appelait Shaanan. Avec ses mauvais yeux, elle les confondait tout le temps. Elle les appelait ses deux gouttes d’eau dans le désert. Elle disait : "Cessez de vous tenir par la main, j’ai l’impression de voir double." Elle disait aussi : "Un jour, il n’y aura plus de gouttes, il y aura de l’eau, c’est tout." Elle aurait pu dire : "Un jour, il y aura du sang, c’est tout. "»

Merci aux éditions Alto pour l'envoi.

L'Orangeraie de Larry Tremblay, 2013, 102 p. en version numérique.

6 commentaires:

  1. Beaucoup de succès pour ce livre, mais je crois qu'il n'est pas pour moi! Je crois que je crains cet auteur! :p

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. C'est dommage, je crois vraiment qu'il te plairait! Si tu crains trop de violence, je te rassure tout de suite, il n'y a pas de description détaillées, plutôt des évocations.

      Effacer
  2. J'ai beaucoup aimé ce roman. Larry Tremblay aborde ce sujet difficile avec finesse et sensibilité. Une très belle découverte ! :)

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Je vais aller voir si tu as écrit un billet...

      Effacer
  3. Celui-là, je le veux. Je compte l'acheter pour Yueyin, en fait... et le lire dans l'avion! Gnak gnak gnak!

    RépondreEffacer