25 septembre 2026

Voyage d'une Parisienne à Lhassa

1924.  Le Tibet est un territoire interdit aux Occidentaux, à part les Britanniques. 

Avec une détermination frôlant presque l'inconscience, l'exploratrice française Alexandra David-Néel décide d'enfreindre l'interdiction.  Déguisée en mendiante et accompagnée de son fils adoptif le lama Yongden, elle voyagera à pieds pendant huit mois de la Chine jusqu'à Lhassa, la capitale.

Le titre est trompeur: c'est le voyage vers Lhassa qui nous est principalement raconté ici, la partie se déroulant à Lhassa même ne constituant que les quarante dernières pages.  D'ailleurs ce n'est pas plus mal car j'ai trouvé cette dernière partie un peu moins intéressante, sans trop savoir pourquoi.

Comme c'est souvent le cas avec les récits de voyage, il est préférable de ne pas tenter de lire celui-ci d'une traite.  Il vaut mieux le lire en parallèle à autre chose, ce qui permet de le déguster sans ressentir l'effet répétitif qui pourrait se produire (on marche, il fait froid, on fait un campement, le lendemain on marche, il fait toujours froid, etc.).  En procédant de cette manière, j'ai pu apprécier toutes les péripéties vécues par cette femme extraordinaire, mais aussi son humour et ses réflexions sur le peuple tibétain.

Un tel exploit serait admirable de nos jours, imaginez pour une femme des années 1920!


Voyage d'une Parisienne à Lhassa d'Alexandra David-Néel, 1927, 368 p. 

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