
Se basant sur des documents d'époque, notamment les archives du Temple, l'auteure a tenté de reconstituer les dernières années de celui qui aurait pu devenir Louis XVII. Arraché à sa mère, il fut quasiment emmuré dans une chambre isolée où il mourut deux ans plus tard, abruti par les privations, le manque de stimulation, les souvenirs de plus en plus vagues «d'avant» et le syndrome de Stockholm qui le fit accuser sa mère des pires vices pour plaire à ses geôliers. Cette chambre se trouvait au coeur d'une machine bien huilée mais déréglée, où chaque mouvement s'accomplissait de façon quasi automatique, indépendamment des autres. Cette chambre était aussi dans l'oeil d'une tornade politique, secouée par les vagues successives de magouilles et de nettoyages idéologiques dont l'enfant ne prenait vaguement conscience que par les changements de gardiens et d'inspecteurs qu'il remarquait à peine à travers sa torpeur. Dans cette chambre, il n'est plus un petit garçon mais, selon le point de vue, un symbole, un otage, un fardeau.
Une histoire fascinante, mais à ne pas lire dans un de ces moments où l'Humanité nous décourage, à moins de vouloir enfoncer le clou encore plus...
Le billet de Laurence du Biblioblog.
La Chambre de Françoise Chandernagor, 2002, 290 p.
Je te confirme, on a pas les mêmes goûts! Je n'aurais jamais été attirée par ce genre de livre! :p
RépondreEffacerJules: J'avoue que quand on a soi-même un petit garçon, ce doit être difficile, voire insupportable, de lire ce genre d'histoire!
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