Je suis vraiment ambivalente concernant ce roman.
Tout d'abord, j'ai beaucoup aimé les discussions entourant l'art et les tableaux, que ce soit ceux du Douanier Rousseau (pour lequel j'ai depuis longtemps une grande affection) ou ceux d'autres artistes, notamment Picasso. Et j'ai carrément adoré le «livre dans le livre» où sont racontées les dernières années du peintre par un narrateur inconnu qui lui était sans doute contemporain. En fait, si ça n'avait été que ça le roman, j'aurais été aux anges!
Malheureusement, après les fleurs, le pot. Je n'ai pas du tout adhéré à cette prémisse, cet espèce de concours qui s'étire pendant sept jours alors que tout aurait pu être réglé en quelques heures, où deux spécialistes doivent authentifier une toile sans vraiment pouvoir l'examiner... Il y a des incohérences dans l'intrigue, beaucoup de fils laissés en l'air (je ne détaille pas pour ne rien divulgâcher). Bon j'avoue qu'il y a quelques renversements très intéressants, tout n'est pas mauvais, mais dans l'ensemble c'est tiré par les cheveux!
Quant à la traduction, j'avoue que je l'ai trouvée un peu lourde, sauf dans les chapitres se déroulant du temps de Rousseau (peut-être parce que, dans ces parties, l'on recherchait une écriture plus «classique», je ne sais trop). Mais j'ai souvent ce problème avec la littérature japonaise; il n'y a que Haruki Murakami (ou plutôt son traducteur!) qui trouve grâce à mes yeux!
Bref, c'est surtout un roman qui sera apprécié des amateurs d'histoire de l'art. En tant que thriller, par contre, il pourrait décevoir.
(Il faut noter qu'en japonais le nom de famille vient en premier, ce livre sera donc classé dans les H dans mon index!)
La Toile du paradis de Harada Maha, traduit du japonais, 2018, 320 p. Titre de la version originale: Rakuen no canvas (2014).






