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02 janvier 2023

Le Petit Prince

Comme plusieurs, j'ai lu ce joli conte quand j'étais enfant...  J'hésitais à le relire pour ne pas gâcher le merveilleux souvenir que j'en avais (ah! ce dessin du serpent qui a mangé un éléphant!).  Quand ma mère a offert de me prêter le bouquin aux coins écornés et aux pages tachées de mon enfance, cela a piqué ma curiosité; je l'ai glissé dans ma PAL, mais encore là, j'ai attendu plus d'un an avant de me décider!

Heureusement, l'expérience fut des plus agréables.  Une grosse bouffée de nostalgie, ça fait du bien!  Si le ton est encore plus enfantin que je croyais, les adultes y trouvent quand même leur compte, puisque c'est très poétique et symbolique.  Je pensais me souvenir en gros de l'histoire mais certaines péripéties ont su me surprendre, notamment la fin, douce-amère. 

(Mon exemplaire a depuis longtemps perdu sa jaquette, mais je vous mets l'illustration qui aurait dû y figurer!  Et en bonus, juste pour le plaisir, le dessin du serpent!)



Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry, 1943, 97 p.

31 juillet 2016

Un nouveau Harry Potter?!?

Calmons-nous, il ne s'agit pas d'un roman mais bien du texte d'une pièce de théâtre qui est jouée à Londres cet été, texte qui sort en librairie aujourd'hui même.  Et Harry Potter and the Cursed Child (Harry Potter et l'enfant maudit) n'est pas écrit par JKR, bien que son nom apparaisse en premier sur la couverture.  Elle aurait semble-t-il donné l'idée de départ de la pièce.

HP est maintenant adulte, marié à Ginny et travaille au ministère de la Magie.  C'est son fils Albus qui va à l'école des sorciers, et ce serait lui l'enfant maudit du titre.  On se retrouve donc juste après l'épilogue du septième roman, Harry Potter and the Deathly Hallows.

Je n'ai pas encore décidé si j'allais le lire.  J'ai peur d'être déçue, et surtout j'ai trouvé la fin de la série si parfaitement satisfaisante que je ne vois pas bien l'utilité d'y revenir.  Peut-être, si les critiques sont unanimement dithyrambiques...

Et vous, pensez-vous le lire, attendiez-vous cette sortie avec impatience?


09 juin 2016

Watership Down (Les Garennes de Watership Down)

(Journée thématique du Mois anglais: la campagne anglaise.)

Je ne sais plus trop où j'ai entendu parler de ce bouquin de Richard Adams pour la première fois, il y a plusieurs années.  Peut-être dans le défunt et regretté blogue de Booklady?  Ce qui est sûr, c'est qu'on le retrouve souvent dans les listes du style «Les 100 livres qui...» chez les anglos.  C'est, paraît-il, un classique de la littérature jeunesse britannique, du genre qui plaît aussi aux adultes, un peu comme Alice au pays des merveilles ou Bilbo le Hobbit. J'avais voulu le noter sur ma LAL mais il n'était pas offert dans les succursales de la bibliothèque municipale que je fréquente, et quant à le faire venir d'une autre succursale, je suis une lectrice trop désorganisée pour cela!

J'étais donc enchantée lorsque je l'ai déniché à la vente des Amis de la bibliothèque de Montréal. Et hop! dans la PAL!  Quelques jours plus tard, hop! hors de la PAL!  Rarement un livre y aura séjourné aussi peu longtemps.  C'est que d'habitude, j'essaie (avec plus ou moins de succès) de commencer par les livres plus anciens, question qu'il n'y en ait pas qui finisse par passer dix ans au bas de la pile.  Mais là, il correspondait exactement et mieux que tout autre à ce que j'avais envie de lire après la grisaille pénible que fut Voyage au bout de la nuit, ma lecture précédente*.  Quelque chose de léger, de lumineux...

Lumineux, c'est exactement ça!  C'est un livre sur l'amitié, le courage, la liberté, contre la tyrannie des régimes totalitaires, pour le libre choix...  Mais ce récit des aventures d'un groupe de jeunes lapins qui a fui in extremis sa garenne menacée de destruction par la civilisation humaine est aussi, contre toute attente, presque un thriller dont certains passages m'ont tenue au bout de mon siège et dont d'autres m'ont arraché quelques larmes!

J'ai lu quelques bons livres dans les derniers mois mais aucun ne fut vraiment marquant...  Celui-ci est le premier qui a une bonne chance de figurer dans mon «Top 3» lors du prochain bilan annuel. 


*Les plus observateurs l'auront remarqué, l'ordre de parution des billets ne respecte pas l'ordre de lecture, pour cause de journées thématiques du Mois anglais!


Watership Down de Richard Adams, 1972, 478 p.  Titre de la traduction française: Les Garennes de Watership Down.
 
Le Mois anglais

25 octobre 2014

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

(Miss Peregrine et les enfants particuliers)


De la littérature jeunesse...  Pas un genre qui m'attire, en général.  Je me suis pliée au jeu du club de lecture Babelio, on ne sait jamais. Les clubs et lectures communes m'ont parfois fait découvrir de petits bijoux, et quant à la littérature jeunesse,  il y a tout de même Harry Potter et autres Croisée des mondes...

Je ne peux pas dire que je me sois ennuyée durant cette lecture.  L'idée de base est excellente, cette histoire de boucle temporelle de laquelle on peut entrer et sortir à volonté.  Le problème, c'est surtout le personnage principal et narrateur, un ado ingrat et égocentrique (surtout au début du roman), une vraie tête-à-claque, je n'ai pas réussi à m'y attacher.  Peut-être parce que je suis une vieille croûtonne, et donc ne fais pas partie du public cible?

J'ai aussi remaqué une ou deux invraisemblances (ce garçon de quinze ans, qui n'est pas présenté comme un rat de bibliothèque mais qui cite L'Enfer de Dante, je n'y crois pas trop, surtout que par ailleurs je ne l'ai pas trouvé très futé lorsque venait le temps de faire certains liens...).

Vite lu, vite oublié, je ne pense pas lire le tome 2. 


Miss Peregrine's Home for Peculiar Children de Ransom Riggs, 2011, 352 p. Titre de la traduction française: Miss Peregrine et les enfants particuliers.

05 avril 2014

Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler

Moins bouleversant que Le Vieux qui lisait des romans d'amour, mais tout de même bien mignon, ce tout petit roman qui se lit en moins d'une heure.  Une fable amusante et touchante sur la tolérance, l'entraide et l'amitié, à mettre entre toutes les mains!


Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler de Luis Sepulveda, traduit de l'espagnol, 1996, 116 p.  Titre de la version originale: Historia de una gaviota y del gato que le enseñó a volar.

03 mai 2013

Cocorico!

Aperçu par hasard dans le catalogue numérique de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, le sujet de ce petit essai destiné aux pré-ados m'a semblé amusant et je l'ai téléchargé afin d'avoir une lecture légère à me mettre sous la dent entre deux chapitres de La Montagne magique de Thomas Mann, qui, avouons-le, bien que passionnant, peut être un peu indigeste si ingéré en trop grande quantité. Surtout les parties où les personnages discutent pendant vingt pages d'affilée de sujets tels que le Progrès, la Démocratie, la Religion, etc.

Sauf que là je vais devoir trouver autre chose car ce petit livre qui se veut un survol de sujets reliés aux langues et à la linguistique se lit en moins d'une heure!  Il y a en effet beaucoup d'illustrations et le texte est présenté de façon très aérée pour plaire à un jeune public. Pour un adulte, disons que c'est un peu mince et qu'on aurait pris un peu plus de viande, mais ça reste rigolo et on y apprend quand même pas mal de choses intéressantes.

Toutefois, je me vois dans l'obligation, pour une fois, de vous déconseiller la version numérique car elle comporte plusieurs défauts. À plusieurs endroits, à cause sans doute de la mise en page dynamique et colorée, le numérisateur a oublié quelques lettres en bouts de ligne, pas assez pour rendre le texte incompréhensible mais assez pour être agaçant. Et surtout, de nombreux caractères spéciaux n'ont pas été reconnus et sont remplacés par des points d'interrogation, ce qui enlève toute pertinence au chapitre qui traite des alphabets étrangers! (À moins bien sûr que je ne soit tombée sur un exemplaire défectueux, ce que je ne peux exclure.) Enfin les images, très originales, perdent beaucoup d'impact en petit format et en noir et blanc. Là par contre on peut y remédier en lisant plutôt sur une tablette ou sur l'ordinateur. (Est-ce que des liseuses plus modernes que ma Sony PRS-350 antédiluvienne* ont des écrans couleur?).

Extrait:
«Les oiseaux font pour leur part tweet tweet en anglais, kumu kumu en cingalais, pio pio en espagnol et koo koo en tamoul. À bien y penser, cela peut se comprendre : peut- être s’agit-il d’espèces différentes. Mais comment expliquer alors que les canards font quak quak en allemand, paa paa en bulgare, kwek kwek en indonésien et cap cap en vietnamien ? Vous me direz qu’il y a aussi plusieurs sortes de canards… D’accord, mais pourquoi alors les canons font- ils boum en français, bang en anglais, pum en espagnol, kaboom en grec, dor en indonésien et dishum en tamoul ? Les canons tamouls auraient-ils attrapé le rhume ?

    Puisque nous parlons de rhume, saviez-vous que les Japonais ne font pas
atchoum quand ils éternuent, mais hakushon, et que leur cœur ne fait pas boum boum, mais doki doki ? Si mon cœur commençait à émettre un bruit semblable, je courrais vite voir mon médecin ! On dirait un cœur de robot!»

* Les années électroniques, c'est un peu comme les années de chien, tout le monde sait ça!


Cocorico! de François Gravel, 2013, 87 pages. 

19 janvier 2013

Bilbo le Hobbit

Il y a quelques mois, comme j'avais exprimé le désir de relire pour une énième fois ce classique en prévision de la sortie du film The Hobbit de Peter Jackson, Gropitou en a acheté la nouvelle édition en remplacement de mon vieil exemplaire de la Bibliothèque verte qui tombe littéralement en morceau.  Depuis, je le lisais nonchalamment, une page par-ci, une page par-là, de façon un peu décousue, sans en faire ma lecture principale (je lis rarement deux romans à la fois). Bon, ok, j'avoue tout, c'était ma lecture de cabinet -- pardon M. Tolkien!

Mais après un récit un peu pénible, à l'atmosphère sordide, j'avais envie de quelque chose de léger, d'innocent, voire d'enfantin, et rien dans ma PAL ne faisait l'affaire. J'ai donc décidé de plonger dans Bilbo le Hobbit, et quel bon choix ce fut! Un véritable vent de fraîcheur!  Et aussi une véritable remontée dans le temps, puisque j'avais douze ans la première fois que je l'ai lu.  Je vous ai déjà raconté ma découverte de ce roman et de ce genre littéraire en sixième année (ici et là), alors je ne radoterai pas cette histoire de nouveau. 

Je me demandais si j'allais pouvoir retrouver le même émerveillement, et la réponse est oui!  En même temps, avec mes yeux d'adulte, j'ai pu comprendre pourquoi j'avais tant aimé Bilbo et ce qui en fait un personnage auquel tout enfant peut s'identifier. Peu importe nos habiletés physiques ou mentales, nous avons tous, un jour, été le plus petit, le plus faible d'un groupe. Nous avons donc tous été un jour un petit Hobbit dans un groupe d'aventuriers nains vantards et bruyants. On ne peut donc s'empêcher d'être transporté de joie lorsque ce petit Hobbit devient le sauveur, le cerveau, le meneur de la bande!

Ce qui m'a frappé par contre, ce qui n'était pas comme dans mes souvenirs, c'est à quel point les Nains sont presque antipathiques! Quels pleutres et quels orgueilleux! Heureusement qu'ils ont de temps en temps le geste ou la parole qui rachète tout, sinon on aurait pu en venir à les détester! Tolkien a vraiment marché sur une corde raide.

Je ne me souvenais pas non plus de cette fin mi-douce mi amère. Oui, j'ai eu la larme à l'oeil!

Quant à mon vieil exemplaire de la Bibliothèque verte, demandez-vous, a-t-il pris le chemin du bac de recyclage? Jamais! D'abord, j'adore revoir les illustrations, qui sont très amusantes, et puis j'ai remarqué hier que quelqu'un avait écrit sur la dernière page, d'une écriture enfantine (pas la mienne, j'avais acheté ce livre au bazar de l'école), «Charles est le chou de Lisa». Un tel témoignage ne doit pas être détruit mais conservé pour la postérité!



Bilbo le Hobbit de J.R.R. Tolkien, traduit de l'anglais, 1937 (pour la VO), 443 p. Titre original: The Hobbit.

12 mars 2012

Renard bleu

L'heure est à la confession. Mon père, j'ai péché, j'avais acheté ce roman jeunesse pour ma nièce et je l'ai lu avant de le lui donner; il paraît que cela ne se fait pas. Mais ce n'est pas entièrement ma faute, monsieur le juge, c'est Gropitou qui prenait une éternité à finir de faire le tour de la bouquinerie! Alors moi je me suis assise dans les marches et j'ai fait la gaffe de le feuilleter, puis de survoler les premières pages... Et comme en cinq minutes je me suis esclaffée au moins trois fois à haute voix, je n'ai plus eu le choix, monsieur l'agent. Heureusement d'ailleurs que dans une librairie (et a fortiori une librairie de livres usagés) on est entre initiés, personne ne m'a regardée comme si j'étais folle, contrairement à ce qui se passe quand je lis en couinant dans les transports en commun.

Vous me connaissez pourtant, je ne suis pas forte sur le roman jeunesse et comprends mal, en passant et en général, l'engouement d'adultes majeurs et vaccinés (je sais, adultes majeurs c'est un pléonasme, c'est exprès, c'est une figure de style, Mme G. prof de Français secondaire III serait fière de moi) pour ce genre littéraire.  (Oui, je suis un peu snobe et je l'assume entièrement.)  Cela prenait la force d'attraction d'un Yves Beauchemin pour vaincre ma résistance!

Trêve de balivernes, venons-en au roman, direz-vous avec raison. Hé bien, j'ai beaucoup aimé! C'est frais, c'est rigolo, il y a un peu de suspense (bien que j'aie deviné assez rapidement ce qu'il en était de cet enfant qui dort depuis quatre-vingt-dix ans...).  C'est une sorte de conte avec sorcière, fantômes, animaux parlants et quête à accomplir, mais remis au goût du jour puisqu'on y voyage en hélicoptère plutôt qu'en carosse, qu'on passe quelques nuits au Château Frontenac plutôt qu'à l'auberge et qu'au lieu du Roi l'on rencontre le Premier Ministre du Québec et ses courtisans les fonctionnaires de différents ministères, au charabia nécessitant un interprète!  On retrouve de nombreux clins d'oeil pour les lecteurs adultes, petites allusions qui passeront sûrement six pieds par-dessus la tête des ados, comme par exemple ce millionnaire Paul Desmarigots, grosse légume de la Coleslaw Corporation...

Monsieur Beauchemin, à quand la suite?  Peut-être une aventure mettant en vedette l'ours Gustave ou Bruno le squelette?


Le Renard bleu d'Yves Beauchemin, 2009, 375 p.

30 juillet 2011

Encore un peu d'Harry Potter?

Un vidéo rigolo fait par les étudiants d'une université américaine, sur l'air de Firework de Katy Perry. Écoutez les paroles!

18 juin 2011

Un nouveau projet pour J.K. Rowling?

PhotobucketLes rumeurs vont bon train... Il semblerait que la créatrice de Harry Potter nous prépare quelque chose.  C'est du moins ce qu'annonce le compte à rebours publié sur Youtube! Les hiboux se rassemblent, mais pourquoi? On le saura dans 4 jours 9 heures 36 minutes 15 secondes, non 14, 13, 12...

09 juin 2011

Lord of the Flies (Sa Majesté des mouches)

Photobucket Encore une fois, j'ai choisi d'illustrer ce billet avec une image autre que celle de la page couverture de l'édition que j'avais en ma possession. Cette fois, cependant, ce n'est pas parce que cette couverture brillait par son absence, mais plutôt au contraire parce qu'elle était trop présente! Les éditions Faber & Faber ont en effet choisi d'illustrer leur version format poche d'une aquarelle représentant une tête de cochon fichée sur un pieu, avec du sang coulant de la bouche et d'un oeil.  Il y a une excellente raison pour ce choix, ceux qui ont lu ce bouquin en savent quelque chose, mais tomber sur cette image sur le coin de la table de chevet en ouvrant les yeux tous les matins, c'était trop pour ma petite nature; j'ai donc recouvert le volume d'une feuille blanche, et laissé mon moteur de recherche me trouver une image plus plaisante (et tout aussi représentative du roman) pour agrémenter ces lieux. 

Lorsque leur avion s'écrase sur une île déserte, un groupe d'enfants anglais tentent non seulement de subvenir à leurs besoins primaires, mais aussi d'établir certaines règles pour reproduire autant que possible la vie structurée à laquelle ils sont habitués.  Sans vouloir entrer dans une analyse trop poussée, on peut discerner facilement que ce roman est bâti sur une série d'oppositions, de conflits:  civilisation/sauvagerie, démocratie/tyrannie, raison/superstition, ordre/chaos... Chacun des personnages principaux représentant une facette de la nature humaine (intelligence, leadership, barbarie, peur, etc), les tensions montent de plus en plus, jusqu'à l'éclatement. 

J'ai classé ce roman sous l'étiquette «littérature jeunesse», car je sais qu'il est couramment étudié dans les écoles anglaises et américaines.  Même si je ne le recommanderais  pas à des enfants de moins de 14-15 ans, car il y a plusieurs scènes très violentes, je pense qu'il doit être passionnant à décortiquer dans le cadre d'un cours.  En tous cas, j'aurais bien aimé qu'on nous fasse lire de telles oeuvres, plutôt que La Mare au Diable de Georges Sand (sous forme d'extraits, en plus), ou encore Le Torrent d'Anne Hébert (malgré tout le respect que je lui dois, ce livre-là a failli me fâcher pour toujours avec cette grande dame de la littérature québécoise!).  

Avec une vision aussi pessimiste de l'être humain, il ne devait pas être très jojo, ce Golding!  Un excellent roman, mais peut-être pas le meilleur choix pour ceux qui cherchent une lecture légère pour la plage cet été... 

Les avis divergents de Lilly, d'Allie, de Karine, d'Erzébeth.

Lord of the Flies de William Golding, 1954, 225 p.  Titre de la version française: Sa Majesté des mouches. 

23 septembre 2010

The Book Thief (La Voleuse de livres)

Quel roman époustouflant!  Je crois bien qu'il vient de prendre la tête du peloton pour le titre convoité de Coup de coeur de l'année 2010 du blogue J'ai lu...!

Dire que j'ai bien failli ne jamais le lire!  J'avais lu quelques critiques très élogieuses, mais lorsque j'ai constaté qu'il était présenté par l'éditeur comme un roman jeunesse, et qu'il se trouvait dans la section «pour ados» de la bibliothèque municipale, mon intérêt s'est quelque peu dissipé! Je sais, c'est très mal de juger un livre par sa classification ou son genre! Ai-je compris la leçon, seul l'avenir nous le dira!

Toujours est-il que je ne comprends pas vraiment pourquoi ce livre est classifié ainsi.  Pour moi, littérature jeunesse entraîne soit une écriture plutôt simple, avec une intrigue linéaire, soit des thèmes attirant principalement les jeunes: premières amours, rivalités adolescentes, tensions familiales, problèmes scolaires, vampires, etc.

Or, ici c'est tout le contraire: on retrouve une écriture très imagée, souvent symbolique, une intrigue sautant d'une époque à l'autre, des flashbacks, des prémonitions, des sous-entendus qui ne seront expliqués que plusieurs chapitres plus loin...  Et quant à la thématique, elle est d'un attrait universel: la guerre, l'amour, l'amitié, la culpabilité et surtout le pouvoir des mots, pour le Bien ou le Mal.

Pour vous donner une idée de l'originalité du roman, je révèle un seul élément (qu'on apprend dès le prologue, rassurez-vous!).  Le narrateur est La Mort!  Mais une Mort plutôt rassurante, voire sympathique, dont le travail est de ramasser en douceur les âmes des mourants pour les amener là où vont les âmes. À part cela, je vous dirai que c'est l'histoire tour à tour touchante et drôle d'une petite fille qui vole des livres, en Allemagne, juste avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale.  Pour savoir pourquoi et comment cette petite fille vole des livres, vous savez quoi faire...



Quelques billets parmi tant d'autres: ceux de Clochette, Choupynette, Lilly, Clarabel (beaucoup moins enthousiaste), de Pimpi, de Karine (qui a aimé l'histoire mais pas le style), de Jessica...

The Book Thief de Markus Zusak, 2005, 552 p. Titre de la version française: La Voleuse de livres.

23 février 2010

Le Lion

Je n'en reviens tout simplement pas: chez Gallimard (et dans plusieurs blogues visités) on présente ce livre comme un roman jeunesse? À partir de 11 ans, nous dit l'éditeur. Hé bien moi, si j'avais lu ce bouquin à 11 ans, il y a des grands bouts que je n'aurais pas compris, et d'autres qui m'auraient traumatisée par leur violence.

Ceci dit, cela reste un roman formidable. La description de l'Afrique et de sa nature est d'une grande beauté. Les thèmes abordés sont universels. Une famille dont les membres s'aiment d'un amour passionné, sont incapables de se séparer mais forcément malheureux ensemble. La fin du colonialisme, la redéfinition des relations entre les Blancs et les Africains. Et surtout l'amour entre une petite fille et la Nature qui l'a vue grandir, symbolisée par ce lion qu'elle a apprivoisé, alors qu'elle entre dans l'adolescence et découvre la jalousie et un pouvoir de séduction qui la dépasse...

Vraiment un très beau roman. Seulement, je vais attendre quelques années avant de l'offrir à ma nièce, pour qui je l'avais acheté au départ... Est-ce que je me fais des illusions de vieille tante sur la jeunesse d'aujourd'hui? Si vous avez lu ce livre, j'aimerais bien vos commentaire sur cette question.


Les billets de Karine, Kali, Cryssilda,... enfin, il y en a trop!


Le Lion de Joseph Kessel, Gallimard 1958. Édition illustrée ici: Gallimard/Folio, 1977, 251 p.

09 juin 2009

Des suggestions?

Je viens encore une fois vous demander votre aide, cette fois-ci pour trouver un livre à donner en cadeau d'anniversaire à ma nièce qui va avoir 10 ans. Elle est une excellente lectrice; je l'ai vu lire récemment Charlie et la chocolaterie, La Quête de Despereaux et la série du Club des cinq, et elle est en train de lire les Harry Potter avec l'aide de sa mère pour les passages plus difficiles ou épeurants. Par contre, je ne pense pas qu'elle soit prête pour des trucs plus impressionnants comme la trilogie de Philip Pullman À la croisée des mondes (l'année prochaine, peut-être...).

Alors, des suggestions? Quels ont été vos coups de coeur ou ceux de vos enfants à cet âge?





Addendum: Alors, voici le résultat de ma quête. Comme je magasine dans l'usagé, pour pouvoir donner 5 ou 6 livres pour le prix d'un seul neuf, le choix est plus limité, mais j'ai quand même fait une bonne récolte, et en très bon état par-dessus le marché!

  • Le tome 1 de Magyk (en plus la couverture est superbe)

  • Le tome 1 des Orphelins Baudelaire

  • Le tome 1 d'Amos Daragon

  • Le tome 1 d'Artemis Fowle


Auquels j'ai rajouté sous l'inspiration du moment:


  • Babe le cochon devenu berger (dont a été tiré le film Babe)

  • Une histoire à faire japper d'Yves Beauchemin


Merci encore pour toutes vos excellentes suggestions! Je garde les autres pour Noël prochain...

23 décembre 2008

The Christmas Mystery

Même si je suis athée, j'ai toujours bien aimé les films et livres qui se rattachent à Noël en général, et à la Nativité en particulier. Je trouve cette histoire très riche au niveau symbolique et émotionnel. Alors quand j'ai vu ce livre dans une liquidation le printemps passé, j'ai pensé que ce pourrait être amusant de le lire à l'approche de Noël, histoire d'essayer de me mettre dans l'esprit des Fêtes. Car à mesure que les années passent, j'ai de plus en plus de difficulté à retrouver la magie et l'émerveillement de Noël. La musique me tombe sur les nerfs. Je hais le magasinage et je trouve que les gens dépensent des fortunes pour des gugusses inutiles. (Quelle rabat-joie! Bon, je me tais. Il y a quand même les maisons joliment illuminées et la joie des petits enfants. Ça, je ne m'en lasse pas!) J'espérais donc retrouver un peu de mon âme d'enfant en lisant ce livre, mais je suis restée sur ma faim.

Il s'agit de l'histoire d'un petit garçon qui achète un mystérieux calendrier de l'Aven, et qui trouve chaque jour en ouvrant la petite fenêtre un texte racontant le pélerinage d'une petite Norvégienne à travers l'Europe et les siècles pour se rendre à Bethléem le soir de la naissance de Jésus, en compagnie d'étranges personnages. S'agit-il de la même petite fille qui a vraiment disparue de la ville où il habite il y a cinquante ans?

J'aurais peut-être dû jouer le jeu et ne lire qu'un chapitre par jour (chaque chapitre étant relié à une date du calendrier, du 1er au 24 décembre). Pour une lecture en continu, les péripéties deviennent vite répétitives. De plus j'ai de la difficulté à cerner le public visé. Le vocabulaire est un peu trop recherché pour de jeunes enfants, mais l'intrigue n'intéressera pas les adolescents. Quant aux adultes, les nombreuses références à l'Histoire et à la géographie sont trop superficielles pour captiver ceux que ces sujets intéressent, et ennuiront par leur quantité ceux qui ne s'y intéressent pas.

J'ai tout de même tenu jusqu'à la fin, car j'espérais toujours un revirement de situation semblable à celui du Monde de Sophie, du même auteur. Mais non, la fin est décevante et tombe complètement à plat dans les deux niveaux du récit, celui de l'enquête sur la disparition de la petite fille dans la vraie vie, et celui des aventures de la petite fille qui se rend à Bethléem. Seul bon point, la présentation visuelle est très réussie et les illustrations, dans un style naïf qui rappelle Le Petit Prince, plutôt jolies.

Pour me mettre dans l'esprit de Noël, je vais plutôt aller louer le film Nez-Rouge, ou regarder une Xième fois mon DVD de Love, Actually, tiens!

Surtout n'écoutez pas une vieille ronchonneuse comme moi, passez un merveilleux Noël!!!


The Christmas Mystery de Jostein Gaarder, illustrations de Rosemary Wells, publié en traduction anglaise chez Farrar Straus Giroux en 1996. 222 p. L'original norvégien, Julemysteriet, date de 1992.