11 septembre 2007

Toujours en retard d'une coche*...

... je ne connais pas encore certains auteurs très populaires dans la blogosphère. Je pense notamment à Paul Auster et Jean-Philippe Blondel. Je vais éventuellement remédier à la situation lors d'un prochain voyage à la bibliothèque municipale. Mais pour ne pas répéter la gaffe Marc Lévy -- laissant agir le hasard, j'ai choisi un livre plutôt moyen de cet auteur, à ce que j'ai su par la suite -- je vous demande conseil: quels sont les livres les plus représentatifs de ces auteurs, par quoi commencer?



*N'ayant pas grand-chose à faire cet après-midi, je m'interroge sur le sens de cette expression bien de chez-nous... On ne devrait pas plutôt dire «en retard d'un coche»? Un coche étant une voiture tirée par des chevaux, un fiacre, comme dans l'expression «manquer le coche» (laisser passer une occasion)... Alors qu'une coche, c'est une entaille, ou une marque pour cocher les items d'une liste; je ne vois pas tellement le rapport avec le fait d'être en retard...

07 septembre 2007

Un autre questionnaire, vachement profond celui-là!

Je l'ai pris chez Kalistina. Il s'agit de répondre aux questions en prenant comme réponses les titres des livres dont on parle dans son blog, par ordre chronologique... Toute une leçon de vie, vous allez voir!

Comment te sens-tu aujourd'hui ?
Le Clan des Otori -- Vu la chaleur étouffante aujourd'hui, j'aurais plutôt vu Le Soleil des Scorta!

Iras-tu loin dans la vie ?
La Part du mort -- Hé bé c'est encourageant!

Comment te voient tes amis ?
Until I find you -- Ils cherchent encore à me connaître? C'est assez vrai, je suis très introvertie!

Te marieras-tu ?
The Undomestic Goddess -- Ouf, malgré que je sois nulle en travaux ménagers (presqu'aussi pire que l'héroïne de ce livre), j'ai quand même réussi à attraper un cornichon!

Le livre de ton (ta) meilleur(e) ami(e) ?
Chroniques du ciel et de la vie -- mon amie a une vie spirituelle développée, c'est vrai...

Quelle est l'histoire de votre vie ?
The Plot against America -- et bientôt... le monde! Mouahahaha!

Comment c'était le lycée ?
Grave Secrets -- en fait, beaucoup de secrets, mais pas si graves que ça...

Comment aller de l'avant dans la vie ?
How to Be Good -- C'est une belle philosophie de vie, mais je ne sais pas si cela fait beaucoup aller de l'avant dans ce monde cruel!

Ce qu'il y a de très bien avec tes amis...
Juliette Pomerleau -- c'est moi (j'ai le physique) entourée d'amis bizarres mais attachants?

Quoi de prévu pour ce week-end ?
Ensemble, c'est tout -- beau programme! Il est vrai que plusieurs bons amis doivent venir dimanche!

Pour décrire tes grands-parents?
Lord John and the Private Matter -- euh, comprends pas... Aucun de mes grands-parents ne faisaient partie de la noblesse...

Comment va la vie ?
The Broker -- euh, je devrais investir plus pour mon avenir? Ou je vais bientôt faire un voyage en Italie?

Quelle musique sera jouée à ton enterrement ?
Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part -- si je croyais à la vie après la mort, ou à la réincarnation, je serais vraiment secouée, là!

Comment te voit le monde ?
The Rebels of Ireland -- Hmm, je me demande où ils regardent...

Auras-tu une vie heureuse ?
Soutien-gorge rose et veston noir -- Ouuuh, sexy! C'est ça la clef du bonheur, alors? C'est Gropitou qui va être content, il trouve que je ne porte pas assez de sous-vêtements coquins!

Ce que tes amis pensent réellement de toi ?
Olivia Joules and the overactive Imagination -- ils ont sans doute pas tort...

Les gens te désirent-ils secrètement ?
La Nuit des temps -- l'amour de ma vie se trouve congelé dans une sphère au fin fond de l'Antarctique?

Comment puis-je être heureuse ?
Mirabilis -- ok, la clé du bonheur c'est de nourrir tout un village avec ma poitrine généreuse?

Que devrais-tu faire de ta vie?
Le Musée des introuvables -- il y a sûrement quelque chose de profond à comprendre, là, mais j'y arrive pas, quelqu'un peut m'aider?

Auras-tu des enfants un jour?
Bare Bones -- beurk, macabre!

Quelle chanson pour ton strip-tease?
84, Charing Cross Road -- connais pas cette toune-là, c'est des Beatles?

Si un homme dans une camionnette t'offrait un bonbon, que ferais-tu?
Petit Cours d'autodéfense intellectuelle -- l'autodéfense tout court serait plus utile...

Que pense ta mère de toi ?
La Constance du jardinier -- assez flatteur, merci maman! C'est vrai que j'adore jardiner!

Quel est ton secret le plus noir?
Le Maître d'escrime -- j'ai l'âme d'un gentilhomme espagnol exerçant un métier voué à l'extinction?

Quel est le thème littéraire de ton ennemi mortel ?
A Breath of Snow and Ashes -- mon pire ennemi pue de la gueule, c'est ça?

A quoi ressemble ta personnalité?
Les Accoucheuses -- Il y a erreur sur la personne, quelques unes de mes copines sont infirmières en salle d'accouchement...

Quelle chanson pour ton mariage?
Eldorado -- nous avons enfin atteint ce pays mythique et merveilleux qu'est la vie de couple?

Combien de fois avez-vous triché?!
Aucune, mais ce n'est pas l'envie qui a manqué!

06 septembre 2007

The Camel Club

The Camel Club de David Baldacci, publié chez Warner Books en 2005. 438 p.
Titre de la version française: Le Camel Club.


J'ai toujours aimé les histoires de théories conspirationnistes, comme par exemple le film Conspiracy Theory, où Mel Gibson joue un paranoïaque dont une des lubies se révèle authentique, au péril de sa vie; comme aussi dans la série X-Files, où mes personnages préférés étaient les trois Lone Gunmen, «journalistes» au Magic Bullet Newsletter, un journal dénonçant des complots tous plus farfelus les uns que les autres. Il faut dire aussi que Gropitou, l'homme de ma vie, est un peu conspirationniste sur les bords... (la loterie c'est arrangé, les éliminatoires de la ligue nationale de hockey aussi...)


Le problème (et pour le lecteur, l'intérêt) de ces personnages, c'est que lorsqu'ils ont raison, personne ne les croit car on est trop habitué à les entendre raconter n'importe quoi (principe du petit garçon qui criait au loup)!


Donc quand j'ai lu la critique de ce livre chez Coversgirl, j'ai tout de suite été intéressée par cette histoire de quatre vieux conspirationnistes à Washington. Pour l'instant, je n'ai lu qu'une cinquantaine de pages, mais ça s'annonce passionnant! Je vous en dis plus dans quelques jours!


Mon message suivant concernant ce livre est ici!

03 septembre 2007

Harry Potter and the Deathly Hallows (sans «spoilers»!)

(Comment traduit-on spoilers? En tous cas, lisez sans crainte, rien n'est révélé!)

Harry Potter and the Deathly Hallows, de J.K. Rowling, publié chez Raincoast/Bloomsbury (édition canadienne) en 2007. 607 p.

Pas évident de parler de ce livre tant attendu sans rien révéler de l'intrigue! Que dire sinon Aaaah!!! C'est le meilleur de la série! On jubile, on pleure, on grince des dents! Et à la dernière page on s'écrit Boouhouu, c'est fini, pour de bon!!!

J'aurais peut-être dû relire toute la série avant; avec ma mémoire pourrie, certains détails étaient flous. Je me suis contentée de lire les résumés sur Wikipédia (ici, le résumé du 6ème livre) et de consulter quelques glossaires (attention, il faut choisir ceux qui ne révèlent rien sur le 7ème livre; en voici un et un autre qui sont bien), et ça a été à peu près suffisant...

Le meilleur de la série, donc. Pas de longueurs, de remplissage (comme dans Goblet of Fire, par exemple, où on étirait vraiment la sauce), beaucoup d'émotion, beaucoup d'action, et finalement les réponses tant attendues, que j'ai trouvées satisfaisantes, pour ma part. On apprend du nouveau sur le passé de certains personnages, ce qui jette un éclairage différent sur leur relation avec Harry. Maintenant, j'ai envie de relire tous les livres précédents pour bien tout comprendre à l'aide de ces nouvelles clés!

Lilly a bien aimé, mais avec quelques réserves; Céline est aussi enthousiaste que moi.

01 septembre 2007

Luz ou le temps sauvage


Lecture du 1er septembre de notre Club
de lecture des blogueuses.


Luz ou le temps sauvage, d'Elsa Osorio, traduit de l'espagnol (Argentine), publié aux éditions Métailié en 2000. 354 p. La version originale, A veinte anos, Luz, date de 1998.


Le seul petit reproche que je peux faire à ce livre, c'est d'être resté un peu flou sur le contexte historique, qui joue pourtant un rôle de premier plan dans l'intrigue. Avant de commencer ce roman, tout ce que je connaissais de l'histoire récente de l'Argentine, c'est la chanson Don't Cry for Me, Argentina, chantée par Madonna et tirée de la comédie musicale Evita...

J'ai dû faire quelques recherches pour apprendre que les événements décrits ici se passent durant la période qu'on a appelée la «Guerre sale», soit la dictature militaire qui a suivi la mort du président Juan Peron, de 1976 à 1983. De nombreux militants (entre 10 000 et 30 000), ou ceux qu'on soupçonnait de l'être, ont été systématiquement enlevés, torturés et leur trace n'a jamais été retrouvée. Leurs jeunes enfants, souvent nés en captivités, leur étaient enlevés et étaient adoptés clandestinement par des militaires ou des amis du pouvoir. C'est l'histoire d'une de ces enfants, et sa quête pour retrouver ses origines, que raconte ce livre.

Cela aurait pu être une lecture insupportable. J'ai eu de la misère à passer au travers des scènes où il est question de torture, même si heureusement elles ne sont pas trop détaillées. Les histoires qui se passent durant des périodes noires de l'humanité, comme pendant la Deuxième Guerre mondiale, par exemple, provoquent toujours en moi un questionnement; comment savoir de quel bord j'aurais été? Bon, je n'aurais pas été une tortionnaire, mais est-ce que j'aurais été de ceux qui se battent, au péril de leur vie et de celle de leur famille, ou plutôt de ceux qui préfèrent ne rien voir? Acculée au pied du mur, puis-je être sûre que je n'aurais pas collaboré avec le pouvoir pour sauver ma famille de la prison, ou pire?

Heureusement, il n'y a pas que du noir dans ce livre. Au contraire, il est rempli d'amour. Ainsi, le père «adoptif» de Luz aime tellement sa petite fille qu'on ne peut lui en vouloir de ne pas s'être posé plus de question sur les origines de celle-ci. La relation difficile de Luz avec sa «mère» est aussi très bien développée. Le personnage de Miriam est mon préféré, cette ancienne prostituée, d'abord collaboratrice par ignorance, à qui la rencontre de Liliana, la vraie mère de Luz, va ouvrir les yeux.

Un autre aspect intéressant, c'est que l'on passe constamment d'un narrateur à l'autre, et du présent au passé. On reconstruit donc les événements peu à peu, selon ces différents points de vue. Toutefois, cela demande une certaine concentration lors de la lecture; j'ai dû à quelques reprises relire un passage pour comprendre où on en était.


Pour les billets des autres membres du club de lecture, consultez le blog de Sylire!

31 août 2007

Prochaine lecture du Club des blogueuses


C'est maintenant officiel: on connaît le titre du livre que nous lirons d'ici au 1er novembre pour notre club de lecture. Il s'agit de Compartiment pour dames (Ladies Coupé) d'Anita Nair, une auteure indienne dont je n'avais jamais entendu parler! Excitant! Je vais essayer d'obtenir la version originale anglaise à la bibliothèque.

27 août 2007

Le Cahier noir


Le Cahier noir de Michel Tremblay, publié chez Leméac/Actes Sud en 2003. 258 p.

Je m'apprête peut-être à commettre un sacrilège, mais je dois l'avouer. Je n'ai pas été emballée par ce roman de notre grand écrivain national. Voilà, c'est dit.

J'ai bien apprécié la première partie: le personnage central est sympathique (c'est une jeune fille de vingt ans au physique... particulier, affligée d'une famille qui ne lui rend pas la vie facile), on s'y attache et on s'y identifie, et bien sûr c'est le monde fascinant du Plateau Mont-Royal et de la Main dans les années soixante, décrit par Michel Tremblay avec sa verve habituelle. Mais par la suite, l'intrigue tombe à plat.

Il est vrai qu'à peine sorti de l'adolescence, tout nous semble plus dramatique; on comprend donc que ce qui arrive à l'héroïne lui semble énorme, mais cela ne veut pas dire que nous lecteurs avons envie d'en entendre parler pendant 250 pages... Je me suis donc surprise à soupirer d'impatience plusieurs fois.

La conclusion est intéressante, mais pas assez pour racheter ce livre à mes yeux. Dommage, je crois que je ne lirai pas le reste de la trilogie, Le Cahier rouge et Le Cahier bleu, à moins que quelqu'un me convainque qu'ils en valent vraiment la peine!


Prochaine lecture: Harry Potter and the Deathly Hallows!!! Hourra!!! Aussi n'oubliez pas que c'est le premier septembre que seront publiées les critiques de notre Club de lecture des blogueuses, et que nous connaîtrons le livre choisi pour la période suivante!