En effet, ce texte de Sophocle est beaucoup plus court que je ne croyais, une quarantaine de pages dans mon édition! J'ai aussi été surprise et un peu déçue du petit rôle joué par Antigone, finalement. Elle est l'élément déclencheur de la tragédie, mais on ne la voit pas beaucoup. Le personnage principal est plutôt Créon, le roi de Thèbes. La thématique de la pièce est intéressante: doit-on suivre les lois de la société ou agir selon les lois divines et la loyauté? Toutefois, une réplique d'Antigone m'a plongée dans la perplexité, car elle vient contredire ce que l'héroïne soutient depuis le début (ou alors j'ai rien compris!).
Je suis contente d'avoir lue cette pièce, car il y est souvent fait référence dans d'autres œuvres, que ce soit en littérature ou au cinéma. Ma principale motivation était d'ailleurs de pouvoir la comparer avec l'adaptation de Jean Anouilh, que j'ai trouvée dans une boîte à livres! Je vais toutefois attendre un peu avant de la lire.19 août 2026
Antigone
17 août 2026
Mon vrai nom est Elisabeth
Mon vrai nom est Elisabeth d'Adèle Yon, 2025, 388 p.
14 août 2026
Baudolino
Baudolino de Umberto Eco, traduit de l'italien, 2002, 556 p. Titre de la version originale: Baudolino (2000)
04 août 2026
Les Chouans
Les Chouans de Honoré de Balzac, 1829, 400 p.
20 juillet 2026
The Secret Life of Bees (Le Secret des abeilles)
Il y a si longtemps que j'ai noté ce roman dans mon carnet que je ne sais plus du tout qui me l'avait suggéré. Je pense que c'était avant les blogues, avant même qu'il ne soit traduit en français...
Après plus de vingt ans, voilà, il est lu!
Je dois dire qu'au début j'étais enchantée. Je me retrouvais dans une histoire à la To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur), avec une héroïne un peu plus âgée que Scout et un père nettement moins sympa qu'Atticus. On ajoute une nounou noire digne d'un personnage de The Help (La Couleur des sentiments) et des thèmes comme le racisme et la ségrégation dans les années soixante, tout ça dans l'ambiance chaude de la Caroline du Sud.
Les personnages sont particulièrement attachants et originaux, notamment les trois sœurs apicultrices qui viennent en aide à la jeune héroïne et sa nounou. Malheureusement, cela n'a pas été suffisant pour soutenir mon intérêt lorsque l'intrigue se met à piétiner et à tourner en rond. Que c'est long! Pour ne rien arranger, le ton devient un peu trop prêchi-prêcha à mon goût, surtout à la fin.
Bref, ce n'est pas une mauvaise lecture, mais c'est une petite déception.
Sur le thème de l'apiculture, lisez plutôt A Country Year (Une année à la campagne) de Sue Hubbell, l'histoire vraie d'une américaine qui s'installe en pleine nature pour s'initier à l'élevage des abeilles.
The Secret Life of Bees de Sue Monk Kidd, 2001, 302 p. Titre de la traduction française: Le Secret des abeilles.
19 juillet 2026
Michel Strogoff
À l’âge adulte, j’ai revisité cet auteur (si l’on peut dire, puisque finalement le premier contact n’en était pas vraiment un!) avec grand bonheur grâce à quelques-unes de ses œuvres les plus célèbres: Vingt Mille Lieues sous les mers et Le Tour du monde en quatre-vingts jours.
Je récidive maintenant avec un titre un peu moins connu: Michel Strogoff, un roman d'aventures se déroulant en Sibérie. Quel plaisir j'y ai trouvé! Bien sûr, les personnages sont caricaturaux, les coïncidences abondent et la fin est complètement tirée par les cheveux. Mais ces caractéristiques sont courantes dans les romans du XIXe siècle, je m'y attendais donc et cela ne m'a pas dérangée (alors que la même chose m'aurait agacée au plus haut point dans un roman contemporain!). Concernant les personnages, celui de la jeune fille est quand même assez original par sa force de caractère -- on est loin de la poupée fragile qui s'évanouit à la première frayeur! J'ai aussi beaucoup aimé les deux journalistes Blount et Jolivet. La scène où chacun tente de monopoliser les services du télégraphiste pour empêcher l'autre de transmettre son article est hilarante!
Ce que j'ai aimé surtout, c'est bien sûr la plume de Verne. Ses descriptions des paysages de la Russie sont magnifiques! Il ne lésine pas sur l’imparfait du subjonctif, et pourtant le texte reste aisément lisible.
Et puis, lire une histoire où les Russes sont les «bons» luttant contre des envahisseurs barbares, voilà qui nous change de l'actualité, hein?
Michel Strogoff de Jules Verne, 1876, 512 p.
18 juillet 2026
Les Héritiers de la mine
Peu importe, c'est maintenant chose faite. Et, même si ce n'est pas un immense coup de cœur comme l'autre roman, j'ai quand même beaucoup apprécié.
Ce qui m'a plu surtout c'est la construction du récit; il s'agit d'un roman choral où l'on change de narrateur à chaque chapitre, ce qui nous apporte chaque fois un éclairage différent et de nouveaux indices sur les événements qui se sont déroulés il y a plusieurs décennies au sein de cette immense et étrange famille habitant dans un village minier à moitié abandonné.
Petit avertissement pour ceux qui ont lu Il pleuvait des oiseaux et qui pourraient donc espérer trouver ici des personnages tout aussi attachants: ce n'est pas du tout le cas! Au contraire, ce sont une belle bande de scélérats qui traitent leurs voisins de culs-terreux, foutent le feu aux maisons désertées, sont méchants entre eux, etc.
Il faut s'y résigner, l'intérêt du livre n'est pas dans l'amour qu'on porte à ses personnages, mais l'on s'intéresse tout de même à leur sort, on veut savoir ce qui s'est passé ce jour-là, quand la mine a explosé...
Les Héritiers de la mine de Jocelyne Saucier, 2006, 192 p.
23 juin 2026
La Petite Fille de Monsieur Linh
C'est un peu le Destin qui a mis ce roman entre mes mains. Je connaissais déjà la plume de Claudel, mais ce livre-ci ne m'attirait pas trop. J'ai toutefois lu il y a quelques mois une critique élogieuse chez une copine blogueuse (coucou Exuline, si tu passes par ici!) qui m'a fait changer d'idée et, par le plus grand des hasards, j'ai mis la main sur un exemplaire pour une bouchée de pain lors de la vente de livres usagés de la Bibliothèque de Montréal le mois dernier.
J'avais trouvé très originaux Le Rapport de Brodeck et Les Âmes grises, tant par la forme que par le fond. J'espérais donc qu'il en serait de même avec La Petite Fille de Monsieur Linh. J'avoue avoir été un peu déçue au début: un énième roman sur l'exil et la solitude, sans rien pour le démarquer de tous les autres? Heureusement la belle plume de Claudel et les deux personnages attachants (et aussi, pour ne rien vous cacher, le fait qu'il soit très court!) m'ont incitée à continuer.
C'est vers les deux tiers que le déclic s'est produit et que j'ai compris où l'auteur nous emmenait. À partir de là, la lecture est devenue savoureuse, et ce jusqu'à la toute dernière page.
Petit avertissement toutefois: si vous achetez ce livre au prix du neuf, vous serez peut-être déçu qu'il se lise aussi rapidement à cause de sa police de caractères ridiculement énorme (dans l'édition Stock avec la couverture noire, je ne sais pas pour les éditions suivantes). Comme je ne l'ai payé que $1.50, cela n'a pas été un facteur pour moi.
La Petite Fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel, 2005, 160 p.
21 juin 2026
Perspective(s)
Perspective(s) est un roman policier dont l'intrigue se déroule à Florence dans le milieu des arts durant la Renaissance. Déjà, ce n'est pas commun. Mais surtout, c'est le format entièrement épistolaire qui lui permet de se distinguer des polars historiques habituels.
Par le truchement des lettres échangées entre les différents personnages (nombreux, une chance qu'il y a une liste au début!), l'intrigue s'assemble peu à peu comme un casse-tête (puzzle pour mes lecteurs européens!) grâce aux différents points de vue présentés. C'est vraiment très habilement fait.
Comme plusieurs des personnages sont reliés au monde de la peinture, il y de fort intéressantes discussions sur les arts, le pouvoir, la censure, et ce, sans jamais alourdir l'intrigue. On discute notamment de la découverte de la perspective, technique qui a révolutionné la façon de représenter le réel. Toutefois, un peu comme pour The Forgery of Venus de Michael Gruber que j'ai lu il y a quelques semaines, je pense qu'il faut avoir un certain intérêt pour l'Histoire de l'Art pour apprécier ce roman.
Il y a aussi beaucoup d'humour. En particulier, le personnage de Maria de Médicis m'a souvent fait rire tant elle est naïve. Quelle tête de linotte!
Perspective(s) de Laurent Binet, 2023, 304 p.
19 juin 2026
L'Homme qui souriait
Série Commissaire Wallander, tome 4
Encore un excellent tome de cette série que j'apprécie toujours autant!
L'histoire commence cette fois au bord de la mer Baltique, dans une petite pension où Wallander tente de se remettre de son enquête précédente, qui s'est terminée de façon très dramatique. Il file un mauvais coton et pense même quitter la police! Heureusement pour nous et pour ses collègues de la ville d'Ystadt, les événements le feront changer d'idée.
Comme toujours, Mankell excelle dans l'instauration d'une atmosphère plutôt glauque, avec brouillard et tout et tout. L'intrigue est remplie de rebondissements, on ne s'ennuie pas une seconde, même si l'enquête semble souvent piétiner.
Seuls bémols, quelques détails un peu tirés par les cheveux et surtout une fin que j'ai trouvée précipitée et très «JamesBondesque», avec le méchant qui explique tout son plan au commissaire puis s'en va en laissant à ses sbires le soin de liquider ce témoin gênant... Alerte au divulgâcheur: il va s'en tirer!
L'Homme qui souriait de Henning Mankell, traduit du suédois, 2005, 362 p. Titre de la version originale: Mannen som log (1994).
08 juin 2026
L'Illusion comique
Quand j'étais ado, dans ma période théâtre classique, je me souviens que j'ai lu Le Cid, et peut-être quelques autres dont je garde moins de souvenirs. Mes parents m'avaient aussi offert (et là je vais trahir mon âge!) un trente-trois tours de la pièce Polyeucte, lue par des acteurs de la Comédie française, rien de moins!
Je me suis donc lancée avec optimisme dans la lecture de L'Illusion comique, et, si j'ai quelques bémols, je n'ai quand même pas été déçue. La pièce est amusante, surtout grâce à un des personnages, Matamore, qui, comme son nom l'indique, est un vantard et un poltron de la pire espèce! Il y a aussi un côté fantastique original grâce à la présence d'un magicien, Alcandre. De plus, le dénouement est vraiment surprenant, je l'ai trouvé chouette.
Le principal défaut vient de l'absence presque totale de didascalies. Cela rend certaines scènes complètement incompréhensibles; il faut tenter de deviner ce qui s'est passé en se basant sur les dialogues des scènes suivantes!
Cela reste une lecture sympa, mais j'ai la nette impression que de voir la pièce en représentation serait nettement plus intéressant, non seulement pour mieux suivre l'action, mais aussi pour assister aux effets spéciaux qui ne manqueraient pas d'accompagner les sorts du magicien!
L'Illusion comique de Pierre Corneille, 1636, 188 p.
07 juin 2026
Dungeon Crawler Carl
Série Dungeon Crawler Carl, tome 1
Hummmm, je vais peut-être en surprendre plus d'un, chers lecteurs, mais ce roman m'a un peu déçue... Étant donné qu'il a gagné le Prix Livraddict catégorie SF et que la plupart des avis que j'ai pu lire ici et là sont dithyrambiques, j'avais peut-être mis la barre trop haute! J'aurais dû suivre ma ligne de conduite habituelle, qui est d'attendre que la poussière retombe avant de lire un livre qui a suscité tout un houpla!
Je m'attendais à quelque chose de très original; si l'on ne connaît pas le genre littéraire «litRPG» (pour literature + roleplaying game), cela peut sembler l'être. Mais, si j'ai appris cette expression depuis peu, j'ai lu il y a plus de vingt ans une bande dessinée américaine (dont j'ai oublié le nom) qui fonctionnait sur ce principe, de même qu'un roman et une bande dessinée de la série française Le Donjon de Naheulbeuk de John Lang, qui date du milieu des années 2000.
Pour ceux qui ne connaissent pas ce genre, il s'agit d'histoires où les règles typiques des jeux de rôle sont intégrées explicitement dans l'intrigue. On a donc des personnages qui gagnent des points d'expérience et des points de vie, qui ont des statistiques personnelles (force, intelligence, etc), qui accomplissent des missions ou des quêtes. Tout cela de façon explicite, c'est-à-dire qu'un personnage se dira par exemple «je vais aller attaquer ce monstre, ainsi je vais gagner des points d'expérience, ce qui me permettra de monter de niveau.»
Pour ce qui est de l'intrigue elle-même, elle rappelle la série Hunger Games (que je n'ai pas lue, mais j'ai vu les adaptations cinématographiques), avec un soupçon de Hitchhiker's Guide to the Galaxy (pour les méchants extra-terrestres qui viennent s'emparer de la planète Terre). Donc encore là, rien de très original.
Néanmoins, ce livre reste agréable à lire grâce à l'humour de l'auteur Matt Dinniman et surtout grâce à la relation entre les deux personnages principaux (dont une chatte magicienne absolument craquante). J'avoue toutefois avoir trouvé leurs aventures un peu répétitives (on tue des monstres, on trouve des trésors, et on recommence) pendant les deux premiers tiers, au point où je me suis dit que je n'allais pas continuer cette série. Heureusement, l'intensité augmente dans le dernier tiers et j'ai décidé que je lirais au moins le tome 2 (et on verra pour les suivants!).
Dungeon Crawler Carl, tome 1 de Matt Dinniman, 2020, 450 p. Titre de la traduction française: Dungeon Crawler Carl, tome 1.
28 mai 2026
La dernière nuit du Raïs
De Yasmina Khadra, je ne connaissais que la série policière Commissaire Llob, dont le tome 1, La part du mort, est d'ailleurs un des premiers livres chroniqués sur ce blogue (qui a eu vingt ans ces jours-ci, pouvez-vous le croire?). Dans mes débuts bloguesques, j'écrivais des billets en cours de lecture, ce qui explique qu'il y en a deux pour ce roman-là -- le concept du blogue s'est précisé quelque temps plus tard!
J'ai donc toujours été curieuse de tenter l'un de ses romans plus «sérieux», mais sans trop savoir par lequel commencer. C'est le sort qui a décidé en mettant La dernière nuit du Raïs dans la boîte à livres que je fréquente.
C'est une assez bonne pige même si j'ai quelques réserves. L'idée de base est intéressante et originale: on est dans la tête du dictateur libyen Khadafi durant sa dernière nuit avant qu'il ne soit tué par les rebelles en 2011. Vous l'aurez compris, ce n'est pas le genre de roman où l'on s'attache au personnage principal! J'ai aimé la plume de Khadra, elle est assez directe et sans trop de fioritures, ce qui convient bien à ce type de récit.
Mon principal bémol, c'est qu'il m'a manqué une certaine mise en contexte (histoire de la Libye, rappel des soulèvements du Printemps arabe, etc.). J'ai l'impression que Khadra a voulu que cette histoire ait une résonance universelle, que ce soit le portrait de n'importe quel tyran. L'idée n'est pas mauvaise, mais cela m'a tout de même empêchée d'être complètement impliquée dans l'histoire, si je puis dire.
Je tenterai sans doute une autre œuvre de cet écrivain, donc n'hésitez pas si vous avez des suggestions! Sinon, j'attendrai l'intervention du Destin...
La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra, 2015, 207 p.
23 mai 2026
White Fang (Croc-Blanc)
The Call of the Wild de Jack London, lu en 2014, a été pour moi un énorme coup de cœur. J'espérais donc qu'il en serait de même pour White Fang...
Ce roman raconte les aventures d'un chien-loup né à l'état sauvage et puis domestiqué. Il est d'ailleurs amusant de remarquer que c'est le parcours inverse du Buck de Call of the Wild, qui, lui, est au départ un chien domestique qui ressent l'appel de la vie sauvage!
Même si j'ai beaucoup aimé le début (où l'on rencontre les parents de White Fang et où ensuite le louveteau explore la nature environnant la tanière familiale) et la fin (que je ne vous révèle pas), j'ai trouvé ce roman beaucoup trop dur et violent pour que cela puisse être un coup de cœur. Certains passages étaient même pénibles à lire!
C'est quand même un très beau roman; la plume de London est magnifique et je suis contente d'avoir lu ce classique de la littérature américaine. Mais j'aime mieux vous prévenir, il faut s'accrocher, surtout si l'on est un ami des bêtes!
White Fang de Jack London, 1906, 200 p. Titre de la traduction française: Croc-Blanc.
13 mai 2026
The Forgery of Venus (L'Énigme Velasquez)
Alors que dans ce premier roman, l'intrigue tournait autour de la littérature et de la possibilité d'une pièce de théâtre inédite de William Shakespeare, ici, l'on s'oriente maintenant vers l'Histoire de l'art.
Le personnage principal, un peintre talentueux mais qui a toujours vécu dans l'ombre de son père, participe à une expérience scientifique où on lui fait ingérer une substance qui provoque en lui d'étranges hallucinations... à moins qu'il ne voyage réellement dans le temps pour se retrouver dans le corps de Vélasquez?
C'est la prémisse de cette histoire pleine de rebondissements, à l'intrigue un peu tarabiscotée mais passionnante si vous vous intéressez un tant soit peu à la peinture en général et à celle de la période baroque en particulier. D'ailleurs, à moins de connaître Vélasquez, Tiepolo et autres grands maîtres sur le bout de vos doigts, je vous recommande d'avoir à votre portée un outil technologique vous permettant de voir au fur et à mesure les nombreux tableaux auxquels il est fait référence. Et si le sujet ne vous intéresse pas, passez votre chemin, vous allez vous ennuyer!
Alors que The Book of Air and Shadows a remporté l'insigne honneur d'être nommé dans mon fameux Top 3 annuel, ce ne sera sans doute pas le cas de ce roman-ci, pour la seule raison que j'ai trouvé qu'il y avait moins d'humour dans les dialogues. Cela reste toutefois une très bonne lecture, d'ailleurs je l'ai dévoré en quelques jours!
The Forgery of Venus de Michael Gruber, 2008, 318 p. Titre de la traduction française: L'Énigme Vélasquez.
09 mai 2026
Ivanhoe (Ivanhoé)
Ouh là là, les copains, Walter Scott en version originale, c'est vraiment pas de la tarte!
J'ai mis presque un mois à lire ce livre de 500 pages!
Il est pourtant bien intéressant, ce bouquin! J'ai beaucoup aimé les personnages (surprise: Ivanhoe ne tient pas le premier rôle dans l'histoire!). Certains sont farfelus (le fou Wamba et son ami le porcher/écuyer Gurth sont désopilants, j'aurais adoré qu'on les voie davantage!), d'autres admirables ou détestables. J'ai aussi apprécié la construction non linéaire de l'intrigue, avec ses retours en arrière à répétition. Le rythme va crescendo -- dommage qu'il y ait juste un petit ralentissement vers le deuxième tiers. Certaines ficelles sont un peu grosses, mais on s'y attend dans ce genre littéraire, donc ce n'est pas du tout déplaisant.
La grosse difficulté, c'est le vocabulaire et les tournures de phrase à saveur médiévale utilisés par Scott, tant dans les dialogues que dans la narration. Pour vous donner une idée, prenez Austen ou Dickens en VO et multipliez le degré de difficulté par 5; si ça ne vous fait pas peur, allez-y, sinon procurez-vous l'une des différentes traductions de cette œuvre!
Ivanhoe de Walter Scott, 1819, 536 p. Titre de la traduction française: Ivanhoé.
26 avril 2026
Lire!
Lire! de Bernard et Cécile Pivot, 2018, 182 p.
11 avril 2026
The Jane Austen Society (Le Cercle littéraire des amateurs de Jane Austen)
The Jane Austen Society de Natalie Jenner, 2020, 320 p. Titre de la traduction française: Le Cercle littéraire des amateurs de Jane Austen.
29 mars 2026
Lavinia
Mes lecteurs fidèles s'en seront aperçus, Ursula Le Guin est devenue une auteure chouchou du blogue J'ai lu... ces dernières années. Après l'avoir découverte avec sa série Fantasy Earthsea, puis avoir entrepris sa série SF The Hainish Cycle, je la retrouve dans un genre différent, la réécriture de mythe. C'est un genre littéraire très à la mode depuis quelques années, mais en 2008 ce n'était que le début de la vague.
En parlant du Hainish Cycle, j'avais prévu en lire un tome dans les prochaines semaines, mais la déesse de la lecture en a décidé autrement! En effet, les membres du club de lecture du forum Livraddict ont jeté leur dévolu sur Lavinia, le thème «Réécriture de la mythologie» ayant été choisi pour le mois de mars.
Lavinia de Ursula Le Guin, 2008, 279 p. Titre de la traduction française: Lavinia.
27 mars 2026
Le Moine
Le Moine d'Antonin Artaud, d'après le roman The Monk de M.G. Lewis (1796), 1931, 432 p.
14 mars 2026
La Mère
Ce roman raconte l'histoire d'une femme dont le fils fait partie des groupes socialistes prérévolutionnaires, au péril de sa liberté, voire de sa vie. Très apeurée au départ, elle évolue en assistant aux réunions de son fils, puis en faisant elle-même des lectures en autodidacte. Son évolution est le sujet principal du roman, mais on découvre également les conditions de vie des ouvriers de l'époque. L'idéalisme des personnages est admirable, mais bien sûr on a tout de même un arrière-goût amer, puisque l'on sait ce qui arrivera dans les décennies suivantes!
J'ai été vraiment surprise de constater que Gorki a une plume qui se lit très aisément, surtout si on le compare à certains autres écrivains russes (Léon et Fédor, c'est à vous que je pense!). La seule difficulté vient du nombre important de personnages secondaires. Après quelques chapitres, j'ai arrêté d'essayer de me souvenir de chacun, et cela ne m'a pas empêchée de bien suivre l'intrigue.
Allez, tout le monde ensemble: «I follow the Moskva, down to Gorki Park, listening to the wind of chaaaaaange...»
La Mère de Maxime Gorki, traduit du russe, 1907, 394 p. Titre de la version originale: Mat'.
12 mars 2026
Les Belles-Sœurs
Les Belles-Sœurs de Michel Tremblay, 1972, 93 p.
26 février 2026
Black Boy
Black Boy de Richard Wright, 1945, 212 p. Titre de la traduction française: Black Boy.
18 février 2026
Douze Contes vagabonds
Appelons-les donc plutôt des nouvelles. Et même si je ne suis pas la plus grande fan de ce format littéraire, je dois dire que la plupart de ces nouvelles de Gabriel Garcia Marquez sont assez réussies. À part quelques-unes qui tombent un peu à plat, je les ai trouvées amusantes ou intrigantes.
Seule la toute dernière nouvelle m'a vraiment déçue: ces deux jeunes gens qui se rencontrent lorsque le jeune homme menace de violer la jeune femme et qu'elle lui tient tête, et qui deviennent ensuite amoureux, c'est... non! Une prémisse qui a fort mal vieilli et qui m'a laissé un arrière-goût amer.
À part cette fin ratée, ce recueil s'est avéré une lecture agréable, sans être inoubliable. Je ne le recommanderais pas toutefois pour un premier contact avec cet auteur.
En terminant, je note une phrase à réutiliser lorsque l'on trouve quelqu'un trop crédule:
«Écoute, mon vieux, (...) être Poisson ascendant Poisson c'est une chose, mais être con c'en est une autre.»
Douze contes vagabonds de Gabriel Garcia Marquez, traduit de l'espagnol, 1992, 157 p. Titre original: Doce cuentos peregrinos.
04 février 2026
Lourdes
Premier pépin, le roman n'étant pas offert en prêt numérique, j'ai téléchargé l'édition offerte sur la plateforme Bibliothèque électronique du Québec; malheureusement ce texte comportait plusieurs coquilles, surtout une ponctuation erratique. Je vous avoue que c'est le genre de trucs pour lesquels j'ai zéro tolérance! Cela m'a étonnée car mes quelques téléchargements précédents sur ce site étaient corrects, de mémoire. J'ai craqué après quelques chapitres et j'ai acheté une édition offerte pour quelques dollars chez Kobo. Celle-ci s'est avérée beaucoup plus agréable à lire.
J'ai tout de même trouvé que ce roman était plus ardu à lire que la plupart des autres œuvres de Zola. Le style m'a semblé moins fluide, avec de longues phrases entrecoupées de beaucoup (trop?) de virgules. De plus, il y a quelques longueurs et surtout un effet répétitif (les processions de malades se rendant à la grotte où ont lieu les miracles, une fois c'est passionnant, mais on pourrait passer plus rapidement là-dessus les jours suivants...).
Malgré tout, j'ai beaucoup aimé les thématiques abordées, notamment la confrontation entre la Science et la Foi, ou la Raison vs la Superstition, ainsi que la critique virulente de l'Église catholique, qui exploitait sans vergogne la crédulité des malades et de leur famille. Mes passages préférés sont ceux où le personnage principal, un jeune prêtre ayant perdu la Foi, raconte à un groupe de malades l'histoire de Bernadette Soubirous (la petite fille à qui la Vierge serait apparue dans la fameuse grotte). À la fin, ce personnage reste aux prises avec un dilemme; j'ai hâte de voir comment cela sera développé dans le tome suivant, Rome. Toutefois, ce ne sera pas pour tout de suite, mais peut-être dans quelques mois?
Lourdes d'Émile Zola, 1894, 640 p.
29 janvier 2026
Un Afghan à Paris
Il faut souligner que l’auteur ne connaissait pas le français à son arrivée à Paris. Qu’il ait réussi à atteindre une si bonne maîtrise de la langue en quelques années est admirable, même si l’on peut noter quelques maladresses qu’on lui pardonne facilement. Son texte, par sa naïveté même, est touchant et fort sympathique. J’aurais aimé que quelques sujets soient plus approfondis (circonstances du départ d’Afghanistan, plus de détails sur ses démêlés une fois rendu à Paris, etc), mais j'ai appris qu'il aborde ces thèmes dans un autre livre.
Une lecture très agréable!
Un Afghan à Paris de Mahmud Nasimi, 2021, 113 p.
07 janvier 2026
Wild
On suit avec intérêt les multiples péripéties auxquelles la narratrice fait face durant son périple. Il y a un côté Nature Writing bien présent, mais aussi de nombreux flashbacks sur sa famille, son éducation, bref, tout ce qui l'a amenée au point où elle en est dans sa vie. Au cours du voyage, l'on pourra suivre son évolution et voir comment elle fera la paix avec son passé grâce aux réflexions faites dans la solitude des montagnes, aux épreuves surmontées ainsi qu'aux rencontres effectuées en cours de route.
Petit avertissement: la scène où elle doit euthanasier la vieille jument de sa mère est assez éprouvante pour les cœurs sensibles (divulgâcheur: ça va mal se passer).
Une lecture enrichissante!
Wild de Cheryl Strayed, 2021, 311 p. Titre de la traduction française: Wild.
























