18 février 2026

Douze Contes vagabonds

Mettons d'abord les choses au clair: malgré le titre de ce recueil, les histoires rassemblées ici ne sont pas vraiment des contes, car elles sont très ancrés dans le réel, autant physiquement (on visite différentes villes européennes) que temporellement (on est dans la deuxième moitié du XXe siècle).  Pour moi, un conte se déroule dans un pays imaginaire et presque «en dehors du temps», si je puis dire.

Appelons-les donc plutôt des nouvelles.  Et même si je ne suis pas la plus grande fan de ce format littéraire, je dois dire que la plupart de ces nouvelles de Gabriel Garcia Marquez sont assez réussies.  À part quelques-unes qui tombent un peu à plat, je les ai trouvées amusantes ou intrigantes.   

Seule la toute dernière nouvelle m'a vraiment déçue: ces deux jeunes gens qui se rencontrent lorsque le jeune homme menace de violer la jeune femme et qu'elle lui tient tête, et qui deviennent ensuite amoureux, c'est... non!  Une prémisse qui a fort mal vieilli et qui m'a laissé un arrière-goût amer.

À part cette fin ratée, ce recueil s'est avéré une lecture agréable sans être inoubliable.  Je ne le recommanderais pas toutefois pour un premier contact avec cet auteur. 

En terminant, je note une phrase à réutiliser lorsque l'on trouve quelqu'un trop crédule:

«Écoute, mon vieux, (...) être Poisson ascendant Poisson c'est une chose, mais être con c'en est une autre.»

 

Douze contes vagabonds de Gabriel Garcia Marquez, traduit de l'espagnol, 1992, 157 p.  Titre original: Doce cuentos peregrinos.

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