À partir de cette prémisse très semblable, les deux écrivains nous emmènent dans des directions différentes. Ce sera une démarche très factuelle chez Adèle Yon , avec interrogation des témoins et consultation des documents d’archives, alors que Laurent Mauvignier, lui, à partir des indices laissés par les photographies, les histoires transmises de génération en génération, les objets et les meubles laissés en héritage, crée un roman en «remplissant les trous» avec de la fiction.
La plume de Mauvignier est fort belle – à condition d’aimer les très longues phrases à la Proust! D’ailleurs est-ce un hasard que son arrière-grand-père porte justement ce patronyme? Et sa fiction est tout à fait plausible, on jurerait que tout s’est bel et bien déroulé comme cela!
Toutefois, j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs et quelques répétitions dans ce récit, ce qui fait qu’au bout du compte, je ne suis pas aussi emballée que les critiques élogieuses et le Goncourt 2025 ne le laissaient présager.
La Maison vide de Laurent Mauvignier, 2025, 734 p.

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