26 juillet 2006

Until I find you (suite 2)

Dans l'ensemble, je garde une impression positive de ce livre, même si certains passages étaient pénibles à lire (ceux portant sur les abus sexuels sur le petit garçon). Je ne suis pas non plus très attirée par le monde du tatouage, c'est peut-être pourquoi j'ai peu accroché à cette partie du roman. Par contre, j'ai bien aimé la fin, elle est très satisfaisante.

Prochaine lecture: The Undomestic Goddess de Sophie Kinsella.

18 juillet 2006

Until I find you (suite)

****** Attention, une partie importante de l'intrigue est révélée ci-dessous! ******

J'ai toujours des réticences face à ce roman; en fait j'alterne entre l'aimer beaucoup et pas du tout. Le thème de l'abus sexuel des enfants traité d'une façon semi-légère, semi-dramatique m'est difficile à supporter. Presque tous les personnages principaux sont soit abuseurs, soit abusés, soit les deux; ça commence à faire beaucoup. Peut-être que je n'avais tout simplement pas envie de lire un livre sur ce thème en ce moment.

Par contre, le fait qu'on s'aperçoive au deux tiers du roman que tout ce que Jack avait cru comprendre lorsqu'il était petit au sujet de ses parents était faux ou distordu, et qu'il refasse le voyage pour retrouver la vérité, ça c'est un revirement de situation passionnant, et que franchement je n'avais pas vu venir, malgré les nombreux indices laissés tout au long et qu'on découvre a posteriori!

04 juillet 2006

Until I find You

John Irving est un de mes auteurs favoris. A Prayer for Owen Meany est un des meilleurs livres que j'ai lus dans ma vie. Par contre, le roman précédent celui-ci, The Fourth Hand, m'avait déçue, les personnages étaient trop étranges pour qu'on s'y attache vraiment.

Pour le moment, après environ deux cents pages sur sept cents, je suis encore ambivalente face à Until I Find You. Certains passages sont drôles ou touchants, particulièrement les chapitres où le petit garçon se retrouve dans une école de filles. Mais d'autres passages sont plutôt dérangeants, notamment ceux ayant trait à ses expériences sexuelles. L'auteur veut-il nous choquer ou bien que l'on prenne l'enfant en pitié?

Donc pour l'instant, je réserve mon opinion...



Until I find you, de John Irving, publié chez Alfred A. Knopf Canada, 2005.

28 juin 2006

La Part du mort (suite)


***** Attention, un élément important de l'intrigue est dévoilé ici! *****

Bon, j'avais deviné que l'historienne Soria était en fait une survivante du massacre. Elle réagissait avec trop d'émotion aux différents faits que l'enquête révélait. Si elle était restée plus impassible, on ne s'en serait sans doute pas douté. Ou bien était-ce voulu, pour une raison qui m'échappe? Des fois, on aimerait avoir l'auteur devant soi pour en avoir le coeur net!

Un des rares défauts: j'ai appris à la fin que l'action se déroule dans les années quatre-vingts, non pas de nos jours comme la date de publication me l'avait laissé croire, et que les événements racontés sont précurseurs de la guerre civile qui éclata en 1988 et mena à la montée de l'extrémisme musulman en Algérie. J'aurais aimé le savoir dès le début, cela donne une couleur différente au roman! J'imagine que la plupart des Français ont suivi les événements dans leur ancienne colonie avec plus d'attention que nous, Nord-Américains, et que pour eux c'était évident dès le début...

Néanmoins, ce livre est passionnant, et j'ai déjà hâte de lire le tout dernier ouvrage du même auteur, qui se déroule au Moyen-Orient et qui a reçu une excellente critique.

Prochaine lecture: Until I find you, de John Irving.

26 juin 2006

La Part du mort

J'avais lu il y a quelques temps le roman Morituri*, de l'auteur Yasmina Khadra. Ce roman policier dont l'action prend place en Algérie m'avait plu dans l'ensemble, mais certains points m'avaient agacée, notamment l'utilisation de l'argot dans les dialogues. Parle-t-on vraiment ainsi en Algérie, ou ne serait-ce pas plutôt une façon de donner une saveur «san-antoniesque» au roman? Aussi, on avait de la difficulté à démêler les différents personnages secondaires (en partie, il faut l'avouer, à cause des noms arabes, difficiles à reconnaître pour nos cerveaux occidentaux!). Je me demandais donc si la renommée de cet auteur n'était pas due en grande partie au fait qu'il a mis sa vie en danger pour écrire ses livres dans la société extrémiste où il vit (d'où l'utilisation du pseudonyme féminin).

Ce roman-ci est beaucoup plus égal au niveau de la qualité. L'utilisation de l'argot se fait plus subtile, et certaines expressions sont très amusantes, telles que «Ce type chiperait un doigt à qui lui prêterait main forte.» (C'est mon genre d'humour!)

L'intrigue est intéressante et nous fait découvrir des épisodes de l'histoire coloniale dont nous sommes peu familiers ici en Amérique du Nord -- le commissaire Llob enquête sur des événements qui se sont passés durant la guerre d'indépendance et qui ont des répercussions jusqu'à nos jours. Comme dans le premier livre, la description de la société algérienne actuelle, avec sa corruption et ses inégalités, est tout à fait poignante.



Morituri, de Yasmina Khadra, publié chez Gallimard dans la série Folio Policier
La Part du mort, de Yasmina Khadra, publié chez Gallimard dans la série Folio Policier

11 juin 2006

Le Clan des Otori (suite 4)

Finalement, je crois que je devrais retirer mes paroles au sujet de la paresse des auteurs de historic fantasy, au moins dans ce cas en particulier! À la fin du troisième livre, l'auteur remercie tous ceux qui l'ont aidée dans ses recherches. Il semble donc qu'elle se soit documentée de façon exhaustive* sur le Japon médiéval, l'élevage des chevaux à cette époque, la littérature, le théâtre, les jardins, etc. D'ailleurs, cela me fait penser que je me suis peut-être trop avancée lorsque j'ai affirmé que la géographie était inventée... Ce serait à vérifier dans un atlas, historique de préférence. Il reste néanmoins que la pression est moins grande que dans un roman historique classique, à mon avis.

J'ai beaucoup aimé cette trilogie, mais en même temps on dirait que je ne suis pas mécontente de passer à autre chose! Ma prochaine lecture sera La Part du mort, de Yasmina Khadra, un roman policier algérien.


* À bien y penser, c'était sûrement le cas également de Guy Gavriel Kay, en particulier pour La Mosaïque sarantine, qui se passe dans un monde inspiré de la civilisation byzantine.

04 juin 2006

Le Clan des Otori (suite 3)

Plus j'avance dans le troisième livre, plus certains passages me font penser à un roman d'espionnage, un de ceux où le héros se fait poursuivre par des assassins à la solde de l'organisation qu'il a quittée (par exemple la mafia, la CIA, etc), à la fois par esprit de vengeance et parce qu'il possède des informations qui pourraient la détruire. Robert Ludlum n'aurait pas fait mieux!