Hé bien! Pour ce qui est de participer au Mois anglais, c'est raté pour cette année, j'ai loupé l'échéance! Je ne pensais pas qu'il me faudrait tout un mois pour lire ce roman. D’ailleurs quand je l'ai choisi dans ma PAL, début juin, je n'avais pas réalisé qu'il s'agissait d'une brique déguisée en roman de longueur moyenne. Entre la police de caractères minuscule, les marges très étroites, les longs paragraphes et la quasi-absence de dialogues, j'ai été eue! C'est peut-être pourquoi j'ai eu un peu de difficulté à accrocher au départ. J'ai lu plusieurs pavés depuis le début de l'année (allo M. Cervantès!), ça ne me tentait pas nécessairement d'embarquer dans un autre tout de suite. Et comme c'est une intrigue très dense, avec des retours en arrière et des mises en abyme, j'étais un peu découragée car j'avais l'impression d'avancer à pas de tortue. J'ai même failli abandonner, et puis je me suis dit non, c'est très intéressant alors ça prendra le temps que ça prendra!
La construction du roman est très originale. Le corps principal raconte l'histoire d'une écrivaine à Londres en 1957, entourée de sa fille, de sa meilleure amie, du fils de celle-ci et de quelques autres. Intercalés dans cette partie principale, on retrouve des extraits des cahiers de différentes couleurs où elle écrit sous différents thèmes: le noir est pour ses souvenirs d'Afrique où elle a vécu quelques années, ainsi que pour tout ce qui touche au roman, devenu best-seller, qu'elle a écrit en se basant sur ces souvenirs; le rouge parle de politique, principalement de ses expériences en tant que membre du Parti communiste anglais à cette époque où on commence à découvrir les horreurs staliniennes; le jaune est une tentative de roman mettant en scène son alter ego écrivaine, où est surtout abordée la question des relations hommes/femmes, ainsi que d'autres idées pour des romans ou des nouvelles; et le bleu est un genre de journal. Et le doré du titre, alors? Il n'arrive qu'à la fin!
À l'époque, les critiques du roman ont surtout parlé du thème de la condition féminine, et bien sûr il en est beaucoup question, mais il y a tellement plus que cela! Santé mentale, maternité, géopolitique (surtout en ce qui a trait à la Russie et à l'Afrique, deux régions où rien n'est réglé encore aujourd'hui!), écriture et surtout le lien ténu entre la fiction et la réalité. Et si j'y ai trouvé quelques longueurs dans la deuxième moitié (on a envie de gifler le personnage pour qu'elle sorte de son cercle vicieux, c'est infernal), la fin est excellente et l'ensemble se mériterait une relecture tant il y a d'intelligence et de subtilité (d'ailleurs je n'ai pas compris les astérisques à la fin d'un des cahiers, si quelqu'un peut m'expliquer je suis preneuse!)
Et comme ma partie préférée est celle qui se déroule en Afrique, je me lance maintenant dans Les Racines du ciel, de Romain Gary!
The Golden Notebook de Doris Lessing, 1962, 576 p. Titre de la traduction française: Le Carnet d'or.
04 juillet 2018
03 juin 2018
Mon nom est Rouge
Pas tout à fait convaincue par ce polar historique du nobelisé Orhan Pamuk. J'ai beaucoup aimé découvrir avec lui la ville d'Istanbul au XVIe siècle et sa description du métier de peintre miniaturiste est intéressante, surtout à cette époque où certains remettaient en question la tradition héritée de Perse et de Chine, fortement codifiée, pour se tourner vers l'Occident et son humanisme. Par contre, j'ai trouvé le roman vraiment trop long et le style d'écriture de Pamuk ne facilitait pas la lecture: de longues phrases entrecoupées de virgules à n'en plus finir. Est-ce un choix du traducteur pour reproduire une caractéristique de la langue turque? Je me pose la question.
J'ai aussi relevé un anachronisme bizarre. Un des personnages fait une allusion évidente à Scarlett O'hara du roman Autant en emporte le vent (publié en 1936). Peut-être pour faire un jeu de mot avec le nom de Scarlett (scarlet = écarlate)? Ce n'est bien sûr qu'un détail, mais qui m'a déplu, j'ai trouvé cela malhabile.
Je garde toutefois sur ma liste son récit autobiographique Istanbul, j'ai l'impression qu'il pourrait être plus dans mes cordes que ce roman.
Mon nom est Rouge d'Orhan Pamuk, 1998, traduit du turc en 2001, 737 p. Titre de la version originale: Benim Adim Kirmizi.
J'ai aussi relevé un anachronisme bizarre. Un des personnages fait une allusion évidente à Scarlett O'hara du roman Autant en emporte le vent (publié en 1936). Peut-être pour faire un jeu de mot avec le nom de Scarlett (scarlet = écarlate)? Ce n'est bien sûr qu'un détail, mais qui m'a déplu, j'ai trouvé cela malhabile.
Je garde toutefois sur ma liste son récit autobiographique Istanbul, j'ai l'impression qu'il pourrait être plus dans mes cordes que ce roman.
Mon nom est Rouge d'Orhan Pamuk, 1998, traduit du turc en 2001, 737 p. Titre de la version originale: Benim Adim Kirmizi.
31 mai 2018
Confessions of a Part-Time Sorceress
Billet qui ne s'adresse qu'à une mince partie de mon lectorat! Si vous n'êtes pas attiré par les jeux de rôles en général et par Dongeons & Dragons en particulier, vous pouvez passer votre chemin sans regret. Je veux tout simplement garder une trace de toutes mes lectures, même lorsque celles-ci n'intéressent que moi.
Je suis un peu déçue par ce livre puisque je croyais qu'il serait surtout question des expériences de l'auteure en tant que joueuse dans le monde essentiellement masculin des jeux de rôle. Or il s'agit plutôt d'une introduction humoristique à D&D qui pourra servir à quiconque veut tenter de convaincre une copine ou une sœur de se joindre à son groupe, ou d'expliquer à sa mère ce qu'il fait tous les samedis dans le sous-sol avec sa gang d'amis. C'est assez amusant même si parfois les blagues très girlie-girl (fifille?) commençaient à me taper sur les nerfs (la magicienne jouée par l'auteure est un mélange d'Accro du shopping et de Carrie dans Sex and the City, avec ses bottes elfiques Jimmy Choo, son sac à dos Balenciaga, etc).
Confessions of a Part-Time Sorceress de Shelly Mazzanoble, 2007, 131 p. Non traduit.
Je suis un peu déçue par ce livre puisque je croyais qu'il serait surtout question des expériences de l'auteure en tant que joueuse dans le monde essentiellement masculin des jeux de rôle. Or il s'agit plutôt d'une introduction humoristique à D&D qui pourra servir à quiconque veut tenter de convaincre une copine ou une sœur de se joindre à son groupe, ou d'expliquer à sa mère ce qu'il fait tous les samedis dans le sous-sol avec sa gang d'amis. C'est assez amusant même si parfois les blagues très girlie-girl (fifille?) commençaient à me taper sur les nerfs (la magicienne jouée par l'auteure est un mélange d'Accro du shopping et de Carrie dans Sex and the City, avec ses bottes elfiques Jimmy Choo, son sac à dos Balenciaga, etc).
Confessions of a Part-Time Sorceress de Shelly Mazzanoble, 2007, 131 p. Non traduit.
16 mai 2018
Origin (Origine)
Comme je vous le disais dans un billet précédent, j'ai poireauté pendant 6 mois sur la liste d'attente du prêt numérique de la Grande Bibliothèque avant de pouvoir mettre la main sur le petit dernier de Dan Brown. Le danger dans ces cas-là c'est d'avoir de trop grandes espérances et d'être déçu...
Ça valait la peine d'attendre! Ce n'est peut-être pas le meilleur de la série -- il y a moins d'énigmes à résoudre et j'avais deviné longtemps d'avance une des clés du mystère -- mais comme toujours, le professeur Langdon se transforme en guide touristique et nous fait visiter des lieux extraordinaires et découvrir des œuvres d'art fabuleuses. Il y en a que ça agace, moi j'adore et je me suis précipitée plusieurs fois sur Internet pour voir de visu les œuvres et endroits dont il parle. Ainsi on passe de l'Abbaye médiévale de Montserrat à la basilique Sagrada Familia, conçue par le célèbre architecte Antoni Gaudi, à Barcelone, en passant par le musée d'art moderne de Bilbao.
Ça valait la peine d'attendre! Ce n'est peut-être pas le meilleur de la série -- il y a moins d'énigmes à résoudre et j'avais deviné longtemps d'avance une des clés du mystère -- mais comme toujours, le professeur Langdon se transforme en guide touristique et nous fait visiter des lieux extraordinaires et découvrir des œuvres d'art fabuleuses. Il y en a que ça agace, moi j'adore et je me suis précipitée plusieurs fois sur Internet pour voir de visu les œuvres et endroits dont il parle. Ainsi on passe de l'Abbaye médiévale de Montserrat à la basilique Sagrada Familia, conçue par le célèbre architecte Antoni Gaudi, à Barcelone, en passant par le musée d'art moderne de Bilbao.
Brown soulève tout de même
d'intéressantes questions philosophiques ou éthiques sur l'origine de la
vie, l'opposition entre religion et science et notre relation avec les
nouvelles technologies.
Alors comme toujours, ce n'est pas de la grande littérature, on ne lit pas Dan Brown pour sa plume; c'est plutôt un petit plaisir coupable, comme de la poutine, sans les calories! (Mince alors, je radote, j'ai fait la même blague dans le billet précédent dont je parle ci-haut! Faut croire que je la trouve drôle! Ou alors j'ai faim et je m'en taperais bien une, de poutine!)
Origin de Dan Brown, 2017, 542 en édition numérique. Titre de la traduction française: Origine.
Alors comme toujours, ce n'est pas de la grande littérature, on ne lit pas Dan Brown pour sa plume; c'est plutôt un petit plaisir coupable, comme de la poutine, sans les calories! (Mince alors, je radote, j'ai fait la même blague dans le billet précédent dont je parle ci-haut! Faut croire que je la trouve drôle! Ou alors j'ai faim et je m'en taperais bien une, de poutine!)
Origin de Dan Brown, 2017, 542 en édition numérique. Titre de la traduction française: Origine.
06 mai 2018
Je vous présente...
Mina!
Elle a 8 mois, nous avons eu le coup de foudre pour elle au refuge de la SPCA vendredi. Elle est toute petite et délicate, surtout comparée à notre gros tocson de Bouboule (qui nous a quittés à l'âge vénérable de 17 ans en 2016). Vous remarquerez la forme de ses oreilles: abandonnée dehors en plein hiver, elle a souffert d'engelures (en fait cela ne paraît pas tant que ça sur cette photo mais le bout pointu est coupé). Elle a aussi un problème à un œil, mais sinon elle est en pleine santé et débordante d'énergie malgré son départ difficile dans la vie. Après quelques heures cachée sous le divan, elle s'est mise à explorer son nouveau territoire et elle est maintenant la reine du foyer!
On est en amour!
04 mai 2018
Claudine à l'école
Mais qu'elle est laide cette couverture! Elle mériterait de figurer dans mon palmarès des plus laides couvertures (à la fin de ce billet)! En plus, cette adolescente à l'air timide, engoncée dans sa robe, reflète bien mal la narratrice puisque celle-ci est particulièrement délurée et jolie. Mais puisque j'ai payé ce bouquin 1$ au solde de livres de la bibliothèque de Montréal, je ne peux pas trop rechigner.
Que cette entrée en matière ne vous décourage surtout pas de lire ce petit roman (semi-autobiographique, semble-t-il) car il est tout à fait charmant. La coquine Claudine joue des tours à ses camarades (de nos jours, elle se ferait sans doute accuser d'intimidation, car elle n'y va pas avec le dos de la cuillère!), y observe sans pitié, mais sans tout comprendre, les adultes de son entourage et commence à découvrir son pouvoir de séduction. J'ai lu ce livre une première fois quand j'avais environ douze ans, mais je pense que bien des allusions m'avaient échappé, particulièrement en ce qui a trait à la relation entre les deux institutrices, ce qui m'a bien fait rigoler!
Première œuvre de Colette, on y retrouve déjà son amour des chats, sa sensualité, ses magnifiques descriptions de la nature. Vous remarquerez que dans les données bibliographiques ci-dessous, j'ai enlevé le nom de Willy, comme on le fait d'ailleurs pour la plupart des éditions récentes. Ce dernier était le mari de Colette, et on sait maintenant qu'il l'utilisait comme nègre et n'a pas écrit un mot du roman ni des autres de la série.
Claudine à l'école de Colette, 1900, 253 p.
Que cette entrée en matière ne vous décourage surtout pas de lire ce petit roman (semi-autobiographique, semble-t-il) car il est tout à fait charmant. La coquine Claudine joue des tours à ses camarades (de nos jours, elle se ferait sans doute accuser d'intimidation, car elle n'y va pas avec le dos de la cuillère!), y observe sans pitié, mais sans tout comprendre, les adultes de son entourage et commence à découvrir son pouvoir de séduction. J'ai lu ce livre une première fois quand j'avais environ douze ans, mais je pense que bien des allusions m'avaient échappé, particulièrement en ce qui a trait à la relation entre les deux institutrices, ce qui m'a bien fait rigoler!
Première œuvre de Colette, on y retrouve déjà son amour des chats, sa sensualité, ses magnifiques descriptions de la nature. Vous remarquerez que dans les données bibliographiques ci-dessous, j'ai enlevé le nom de Willy, comme on le fait d'ailleurs pour la plupart des éditions récentes. Ce dernier était le mari de Colette, et on sait maintenant qu'il l'utilisait comme nègre et n'a pas écrit un mot du roman ni des autres de la série.
Claudine à l'école de Colette, 1900, 253 p.
03 mai 2018
C'est enfin mon tour!
Après six mois sur la liste d'attente, j'ai enfin pu télécharger le dernier Dan Brown, Origin, en prêt numérique! J'ai trois semaines pour le lire, ça semble jouable puisqu'en quelques heures j'en suis déjà à la page 80 sur 542. Ce n'est pas du Proust, hein! Je sais, plusieurs d'entre vous ne comprennent pas mon enthousiasme, mais c'est mon petit plaisir coupable, c'est comme de la poutine, sans les calories...
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