27 juillet 2007

Je suis un chat


Je suis un chat, de Natsume Soseki, traduit du japonais, publié chez Gallimard (collection Connaissance de l'Orient) en 1978. 445 p. Date de parution de la version originale: 1905.

(L'illustration est la couverture de l'édition de poche, qui est ma foi fort jolie...)

L'idée de départ était bonne. Il s'agit d'une suite de petites scènes de la vie quotidienne d'un Japonais professeur de littérature anglaise (Natsume Soseki (1867-1916) en était un, d'ailleurs), vues et analysées par le chat de la maison, un animal très spirituel et cultivé. Certains passages sont assez amusants, voire charmants. L'ennui, c'est qu'aucun des personnages n'est vraiment sympathique, pas même le chat lui-même par moments! Et comme il n'y a pas vraiment d'intrigue (en tous cas, pas après 150 pages, soit le tiers du roman!), cela devient un peu lassant. Mais il intéressera sûrement les passionnés de culture japonaise, puisqu'il offre une critique cynique de la société japonaise du début du XXème siècle, une période de transition entre le Japon féodal du passé et une société moderne et ouverte sur le monde occidental.

Je crois que c'est le genre de livre à lire plutôt à petites doses, quelques pages à la fois, un peu comme je fais avec mon cher Duc de Saint-Simon (dont les Mémoires, j'espère qu'il ne m'en voudra pas de le dire, font une excellente lecture de cabinets...). Je l'ai donc laissé à mon bureau, pour meubler mes heures de repas.


Prochaine lecture: je suis en train de finir Malicorne, d'Hubert Reeves, et ensuite ce sera Luz ou le temps sauvage, d'Elsa Osorio, pour le club de lecture des blogueuses!

5 commentaires:

  1. Je l'ai déjà noté aussi le surlignai-je! J'aime bien l'argument du roman (le point de vue du chat de la maison)!

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  2. Katell, J'ai hâte de voir ce que tu vas en penser!

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  3. J'ai tenté de le lire mais je l'ai trouvé d'un tel ennui et si démodé que je l'ai assez vite abandonné

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  4. Oui, j'avoue que le style n'est pas très actuel... C'est un peu pour ça sans doute qu'il se digère mieux quelques pages à la fois!

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  5. Meg : j'ai trouvé ce roman très intéressant. Il permet de se plonger dans l'univers intime des Japonais (le tokonoma) et de découvrir le pessimisme des intellectuels au moment de l'ère Meiji, ouverture du Japon à l'Occident, intellectuels qui sont délaissés parce qu'une valeur prend le dessus : le commerce, l'argent. Beaucoup d'humour aussi.

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