J'ai beaucoup apprécié l'honnêteté de l'auteur. Tout n'est pas noir et blanc dans son histoire (pardon pour le jeu de mot d'un goût douteux…); les Noirs ne sont pas de parfaites victimes, ils sont eux-mêmes racistes envers d'autres peuples et violents les uns envers les autres.
Richard vient d'une famille dysfonctionnelle, à commencer par la grand-mère membre fanatique d'une secte religieuse, jusqu'aux oncles et tantes brutaux et intransigeants. C'est un vrai miracle qu'il ait pu garder sa propre personnalité, sa volonté et son libre arbitre, et qu'il ait réussi à se sortir de ce milieu étouffant.
Il est fascinant d'assister à son évolution et à sa prise de conscience progressive de sa propre valeur en tant qu'être humain. Son récit continue dans American Hunger (Une faim d'égalité), que je vais sûrement tenter de me procurer.
Black Boy de Richard Wright, 1945, 212 p. Titre de la traduction française: Black Boy.

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