De Yasmina Khadra, je ne connaissais que la série policière Commissaire Llob, dont le tome 1, La part du mort, est d'ailleurs un des premiers livres chroniqués sur ce blogue (qui a eu vingt ans ces jours-ci, pouvez-vous croire?). Dans mes débuts bloguesques, j'écrivais des billets en cours de lecture, ce qui explique qu'il y en a deux pour ce roman-là -- le concept du blogue s'est précisé quelques temps plus tard!
J'ai donc toujours été curieuse de tenter l'un de ses romans plus «sérieux», mais sans trop savoir par lequel commencer. C'est le sort qui a décidé en mettant La dernière nuit du Raïs dans la boîte à livres que je fréquente.
C'est une assez bonne pige même si j'ai quelques réserves. L'idée de base est intéressante et originale: on est dans la tête du dictateur libyen Khadafi durant sa dernière nuit avant qu'il ne soit tué par les rebelles en 2011. Vous l'aurez compris, ce n'est pas le genre de roman où l'on s'attache au personnage principal! J'ai aimé la plume de Khadra, elle est assez directe et sans trop de fioritures, ce qui convient bien à ce type de récit.
Mon principal bémol, c'est qu'il m'a manqué une certaine mise en contexte (histoire de la Libye, rappel des soulèvements du Printemps arabe, etc.). J'ai l'impression que Khadra a voulu que cette histoire ait une résonance universelle, que ce soit le portrait de n'importe quel tyran. L'idée n'est pas mauvaise, mais cela m'a tout de même empêchée d'être complètement impliquée dans l'histoire, si je puis dire.
Je tenterai sans doute une autre œuvre de cet écrivain, donc n'hésitez pas si vous avez des suggestions! Sinon, j'attendrai l'intervention du Destin...
La dernière nuit du Raïs de Yasmina Khadra, 2015, 207 p.

Aucun commentaire:
Publier un commentaire