24 juillet 2010

Qui lira quoi?

La lecture suggérée pour notre Blogoclub du 1er septembre est une lecture libre d'un écrivain récipiendaire du Nobel de littérature.  Cela devrait nous permettre de belles découvertes, car la liste est longue! Par contre, j'ai pensé que certains participants aimeraient peut-être se regrouper autour d'auteurs ou de titres particuliers. Je vous propose donc d'inscrire dans les commentaires ci-dessous ce que vous pensez choisir, vos hésitations ou vos suggestions, et on verra bien ce qui se passera!

Dans mon cas, je penche vers l'un ou l'autre de deux livres qui se trouvent déjà dans ma PAL: Islands in the Stream (Îles à la dérive) d'Ernest Hemingway ou The Acts of King Arthur and His Noble Knights (Le Roi Arthur et ses preux chevaliers) de John Steinbeck, mais il y aurait certainement moyen de me faire changer d'idée, surtout que les oeuvres de nombreux  lauréats sont facilement trouvables en bibliothèque...

23 juillet 2010

Warlock

(Les Fils du Nil)

Ça commence par une dédicace plutôt jolie:

For my new love
Mokhiniso
Spirits of Genghis Khan and Omar Kayyam
reincarnated in a moon as lucent as
a perfect pearl.

Aventure, magie, amour, suspense, batailles épiques, on trouve un peu de tout dans ce roman se passant, vous l'aurez deviné à sa couverture, en Égypte au temps des pharaons. Après l'assassinat de son père, l'héritier du trône, le jeune Nefer, doit prendre la fuite accompagné de son vieux tuteur, l'énigmatique Taita, un magicien puissant. Il devra faire ses preuves et surmonter de grands obstacles pour espérer un jour venger son père et reprendre ce qui lui a été volé.

Il s'agit en fait du troisième roman d'une série de quatre, mais je ne l'aurais pas deviné si je n'avais pas fait des recherches sur Internet pour trouver le titre de la version française. Les tomes précédents sont centrés sur le personnage du magicien et se déroulent très longtemps auparavant, et il y a peu d'allusions qui sont faites à ces événements.

Oui, je sais, c'est une drôle d'idée de lire en pleine canicule une histoire ayant lieu dans le désert... Vive la climatisation!  Sans cela je crois que je n'aurais pas pu continuer car les descriptions de la chaleur torride, les chevaux et les hommes mourant de soif sous les rayons auraient eu raison de moi. Malgré quelques longueurs et clichés, j'ai bien aimé ce livre, parfait pour se changer les idées sans trop se casser la tête, mais je recommanderais aux intéressés de le réserver pour les soirées froides et humides de novembre!



Warlock de Wilbur Smith, publié chez MacMillan en 2001. 501 p. Titre de la version française: Les Fils du Nil.


21 juillet 2010

Questions techniques


  • Pour ceux qui utilisent Blog-it Express: Il semble qu'il ne soit plus compatible avec Internet Explorer; quelqu'un sait si c'est temporaire? Car non, je n'ai pas encore fait le saut vers Firefox...  Addendum 23 juillet: Oubliez-ça, ça fonctionne, maintenant!  
  • Pour ceux qui utilisent les réseaux sociaux:  Blogger offre maintenant la possibilité d'inclure au bas de chaque billet des boutons de partage vers Facebook, Twitter etc.  Comme je ne suis pas une adepte de ces réseaux, je me demande si ce serait utile ou si ça ne ferait qu'alourdir la présentation. Qu'en pensez-vous?

01 juillet 2010

Le Charme des après-midi sans fin

Une très belle rencontre que cette sélection de notre club de lecture!  J'avais lu peu après sa sortie en 1985 Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, que j'avais trouvé amusant mais qui m'avait laissé peu de souvenirs.  J'ai donc eu l'impression de découvrir un nouvel auteur lors de ma  lecture de ce récit autobiographique racontant une courte période de l'enfance de Dany Laferrière à Petit-Goâve, en Haïti.

Ce que j'ai trouvé le plus émouvant, c'est que ce jeune garçon vit dans une grande pauvreté mais ne s'en aperçoit pas, plus occupé à se balader avec ses copains Rico et Frantz, à éviter la belle Vava dont il est éperdument amoureux, à observer de ses yeux perplexes le monde étrange des adultes, avec ses bouleversements politiques et ses superstitions transmises de générations en générations.  Ce n'est pas ici que nous allons tout apprendre de l'histoire de ce pays, cependant.  Les évènements ne sont qu'évoqués, puisque tout est raconté du point de vue du gamin.  Celui-ci se préoccupe surtout de nous présenter une foule de personnages hauts en couleur et de tenter de comprendre, en vain, comment ce monde fonctionne!  Dans ce but, il se balade dans le village tous les après-midi après l'école, pour retourner, le soir venu, à la sécurité de la masure de sa grand-mère, l'indestructible et fière Da.

Dépaysement garanti!

Pour connaître l'avis des autres membres du Blogoclub, suivez les liens chez nos deux admirables organisatrices, Sylire et Lisa!  Aussi le billet de Vilaindéfaut.

Le Charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière, Lanctot Éditeur, 1997. 203 p.

24 juin 2010

Abandon

Tiens, ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé: j'abandonne Galatea 2.2 de Richard Powers après 90 pages.  Trop ardu comme lecture, je n'ai pas la tête à cela en ce moment. Ce gars-là écrit avec un dictionnaire des synonymes à portée de la main, et pour chaque terme il choisit l'équivalent le plus obscur.  Cela m'a rappelé mes premiers essais de lecture en anglais (Agatha Christie, Gone with the Wind,...), où je buttais sur des mots à toutes les trois phrases. J'ai pour principe de ne pas interrompre ma lecture pour chercher des expressions dans le dictionnaire anglais-français, en autant que je saisisse le sens général du passage.  Mais là ce n'est pas possible!  Lorsque dans une seule page j'ai relevé syllogistic, segues, et synesthesias, sans compter nombre de phrases alambiquées, je me suis avouée vaincue.

Le sujet était pourtant intéressant. À la suite d'une rupture, un écrivain accepte l'invitation de son alma mater pour un poste de professeur invité au département de littérature anglaise (on ne sait pas trop pourquoi, il ne donne aucun cours, il est censé travaillé sur son prochain roman mais il a un blocage). Il lie connaissance avec des chercheurs du centre de recherche sur le cerveau et l'intelligence artificielle, notamment  un neurologiste bourru et antipathique qui lui demande de l'aider à gagner un pari. À eux deux, ils ont neuf mois pour construire un robot capable de comprendre les grandes oeuvres de la littérature et d'en faire une analyse cohérente.

Vu le titre, et connaissant un peu le mythe de Pygmalion et Galatée, je devine ce qui va se passer...  Si les personnages avaient été très sympathiques, j'aurais pu décider de m'accrocher malgré le style hermétique, mais là, non, décidément je n'accroche pas. Il faut dire aussi que j'ai lu il n'y a pas si longtemps un autre roman, Thinks... , qui se déroule dans un milieu semblable, mais l'écriture de David Lodge, pourtant pas simpliste, est nettement plus agréable!

Je n'abandonne pas complètement cet auteur car il avait été chaudement recommandé par plusieurs participants du défi de lecture Blog-o-trésors pour le roman Le Temps où nous chantions. Mais le prochain essai se fera en version française!

Galatea 2.2 de Richard Powers, HarperCollins, 1995. 329 p. Non traduit, à ma connaissance.

15 juin 2010

On jase...

Pour toutes celles, nombreuses selon ce que me dit mon calculateur de statistiques Sitemeter, que Google amène ici grâce à une recherche du style «gabaldon echo in the bone en français», sachez que le livre tant attendu paraîtra le 16 septembre en Europe (pas trouvé de date pour le Québec...) et s'intitulera L'Écho des coeurs lointains. Mais maintenant que vous êtes ici, profitez-en donc pour visiter mon blogue et, pourquoi pas, me laisser un petit mot!

D'autres nouvelles gabaldonesques: Une bande dessinée paraîtra fin septembre, sous le titre de The Exile: An Outlander Graphic Novel. D'après ce que j'ai lu sur le site de l'écrivaine, l'intrigue sera centrée autour du personnage de Murtaugh Fraser (pourtant en page couverture on peut lire «Experience Jamie's side of the story»... Serait-ce pour des raisons commerciales?  Jamie étant selon moi le personnage le plus populaire de la série...).  Il est aussi question d'un film, mais rien encore de concret.  Selon vous, qui pourrait jouer l'Écossais imaginaire le plus sexy au monde?  Toute la question est là...

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Qui a dit que la bienveillance entre parfaits inconnus n'existait plus?  Cet après-midi je suis allé à la bibliothèque municipale me procurer le tome 2 de la bande dessinées De Capes et de Crocs.  Voyant mon dépit de ne pas le trouver sur l'étagère, le jeune homme qui l'avait dans les mains me l'a offert et a insisté pour que je le prenne, disant qu'il l'emprunterait une prochaine fois. Ça a fait ma journée, non seulement parce que j'avais hâte de le lire mais surtout parce que c'était un acte de gentillesse complètement gratuit!

13 juin 2010

Un Ange cornu avec des ailes de tôle

Une parfaite continuation de ma lecture précédente, puisque dans ce recueil de récits autobiographiques, Michel Tremblay nous raconte sa découverte des livres, de la littérature et de l'écriture. Il nous parle des romans qui ont marqué son enfance et son adolescence, de la Comtesse de Ségur à Saint-Exupéry, pour finir avec la parution de sa première oeuvre.

J'ai adoré ce petit recueil qui se dévore en quelques heures, et ce pour deux raisons. Premièrement, on apprend plein de choses sur cet auteur si important de notre littérature. Comment il découvrit le plaisir de raconter, d'être écouté, en inventant une suite à Blanche-Neige et les sept nains et en la contant à ses petits voisins sous forme de roman-feuilleton quotidien. Comment Eschyle et le théâtre grec influenceront éventuellement sa propre écriture, notamment par l'utilisation du choeur.  Comment Gabrielle Roy lui fit prendre conscience qu'on pouvait situer une histoire à Montréal, de notre temps, avec des personnages ordinaires et avec notre parler, et créer un chef-d'oeuvre.

Deuxièmement, ces récits tour à tour drôles et touchants ont résonné profondément dans mon coeur de lectrice, m'ont rappelé plein de souvenirs, comme par exemple le jour où j'ai eu droit, enfin, d'entrer à l'étage des adultes de la bibliothèque municipale et d'y emprunter des livres.  Quelle fierté, quelle réjouissance de voir ces immenses étagères qui me semblaient presque infinies! Pourtant la bibliothèque de ma ville n'était pas bien grande, mais comparativement à l'étage des enfants, coincé dans une pièce minuscule au sous-sol, c'était le paradis!  Comme je n'avais que treize ans, ma mère avait dû signer le bas de ma carte pour que j'aie le droit de prendre des livres dans la section des romans policiers; ne m'intéressant qu'à Arsène Lupin et à Agatha Christie, je ne comprenais pas trop la raison de cette précaution...  Ce n'est que quelques années plus tard que je découvris San-Antonio!


Les billets de Catherine du Biblioblog, de Papillon, de Yueyin.

Un Ange cornu avec des ailes de tôle de Michel Tremblay, Actes Sud/Leméac, 1994; collection Babel pour l'édition de poche illustrée ci-dessus, 1996, 285 p.