Ce roman raconte l'histoire d'une femme dont le fils fait partie des groupes socialistes prérévolutionnaires, au péril de sa liberté, voire de sa vie. Très apeurée au départ, elle évolue en assistant aux réunions de son fils, puis en faisant elle-même des lectures en autodidacte. Son évolution est le sujet principal du roman, mais on découvre également les conditions de vie des ouvriers de l'époque. L'idéalisme des personnages est admirable, mais bien sûr on a tout de même un arrière-goût amer, puisque l'on sait ce qui arrivera dans les décennies suivantes!
J'ai été vraiment surprise de constater que Gorki a une plume qui se lit très aisément, surtout si on le compare à certains autres écrivains russes (Léon et Fédor, c'est à vous que je pense!). La seule difficulté vient du nombre important de personnages secondaires. Après quelques chapitres, j'ai arrêté d'essayer de me souvenir de chacun, et cela ne m'a pas empêchée de bien suivre l'intrigue.
Allez, tout le monde ensemble: «I follow the Moskva, down to Gorki Park, listening to the wind of chaaaaaange...»
La Mère de Maxime Gorki, traduit du russe, 1907, 394 p. Titre de la version originale: Mat'.

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