24 janvier 2012

The Guernsey Literary and Potatoe Peel Pie Society

(Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates)

Ho-ho, attention, ça commence vraiment comme 84, Charing Cross Road, aurons-nous droit à du remâché?  En Angleterre, juste après la Deuxième Guerre mondiale, une écrivaine reçoit une lettre d'un habitant de l'ïle de Guernsey lui demandant de lui indiquer une librairie où il pourrait commander tel livre introuvable chez lui.  Air connu, non?  Surtout avec en arrière-plan le Londres d'après-guerre et ses restrictions. Et dans un roman épistolaire, en plus.

Heureusement, ce début n'est qu'un prétexte à faire entrer en contact la Londonienne et les résidants de l'île, et le clin d'oeil à Helen Hanff est très certainement voulu. Ensuite cela devient un mélange délicieux de réflexions sur la lecture, véritable bouée de sauvetage en temps difficiles et occasion de créer des liens entre personnes d'éducation et  de niveau social différents, et de roman historique nous présentant un aspect peu connu de l'histoire du XXe siècle: l'occupation des îles anglaises de la Manche par les Allemands. J'ignorais qu'Hitler était littéralement obsédé par ces îles, au point que les fortifications qu'il fit ériger sur leurs côtes étaient plus imposantes que celles des plages de Normandie!

Même la fin plutôt prévisible nous fait plaisir parce que les personnages sont si sympathiques qu'on n'aurait pas voulu que cela se termine autrement!

En passant, la liseuse électronique marque encore un point grâce aux dictionnaires anglais d'Oxford et anglais-français intégrés qui m'a permis en un ou deux clics de connaître la signification exacte d'expressions typiquement british, comme par exemple «on the lam» (en fuite) ou la traduction de noms de plantes comme sorrel (oseille).  En lecture traditionnelle, je me serais contentée de comprendre le sens général de la phrase pour ne pas interrompre ma lecture en allant chercher le dico!


The Guernsey Literary and Potatoe Peel Pie Society de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows, 2008, 277 p.  Titre de la traduction française: Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates.

19 janvier 2012

La Forêt ivre

Difficile de croire que ces récits se déroulent bien sur la planète Terre. La faune et la flore que nous décrit le naturaliste anglais Gerald Durrell sont si étranges qu'on se croirait en train d'explorer Alflolol avec Valérian et Laureline.  Jusqu'à ce qu'une révolution vienne écourter abruptement le voyage, là on se dit que oui, finalement on est en Amérique du Sud.

Dans les premiers chapitres, il faut faire un petit ajustement mental, se dire qu'en 1956 c'était politiquement correct d'aller capturer des animaux sauvages pour le bénéfice des zoos européens. Le reste du livre est un délice d'humour et de dépaysement. Je rêve maintenant d'adopter un tamanoir.  Je ne sais pas si Bouboule sera d'accord...

Il ne semble pas très chaud à l'idée...


La Forêt ivre de Gerald Durrell, 1972 pour la traduction de l'anglais, 248 p. Titre de la version originale: The Drunken Forest, 1956.

10 janvier 2012

Julie & Julia

Comme l'a prouvé une expérience récente, il est toujours dangereux de lire un livre après avoir vu le film qui en a été tiré. On a des attentes, des idées fausses...

En commençant Julie & Julia, je dois dire que j'ai d'abord été un peu désappointée. En effet, je ne me souvenais pas que les parties du film où il est question de Julia Child (célèbre cuisinière américaine) sont en majorité tirées d'un autre livre, l'autobiographie de la dame, My Life in France. Or, c'était ces passages que j'avais le plus aimés dans le film (surtout grâce à l'interprétation de Meryl Streep et du sous-estimé Stanley Tucci qui joue le mari de Julia). Autre surprise, le bouquin n'est pas constitué du blogue écrit par la jeune auteure pendant qu'elle accomplissait le défi d'exécuter les 524 recettes du livre de recettes de "JC" en 365 jours, mais il n'en contient que quelques extraits.  Julie raconte plutôt comment cet exploit et le succès du blogue ont changé sa vie, tant personnelle que professionnelle, et les embûches qu'elle a surmontées durant cette année, du meurtre de homard à la folie post 11-novembre des New-Yorkais.

Après quelques chapitres de réajustement mental, j'ai finalement beaucoup apprécié.  Julie est attachante, de même que son mari et ses amis.  Le ton est très humoristique et fait souvent penser à celui d'une Bridget Jones américaine. Un petit caveat, si l'utilisation abondante de profanités (en particulier le mot f***) vous incommode, passez votre tour. Par contre si vous aimez les réflexions un peu incongrues, vous allez adorer.

Fiddling with damp tarragon had left me so intensely irritated that when I was done I had to stick the ramekin/mise en place bowls back in the fridge and go watch both the episode where Xander is possessed by a demon and the one where Giles has sex with Buffy's mom, just to get over it.
(Pour les non-initiés, allusion à la série Buffy the Vampire Slayer!)

Julie & Julia de Julie Powell, 2005, 256 p. Le titre de la version française est inchangé.

05 janvier 2012

Possession -- abandon --

Une année livresque qui commence par un abandon... En fait ç'est une excellente nouvelle, car la situation ne peut que s'améliorer!

J'ai vu le film tiré de ce livre il y a quelques années, et j'avoue que j'en garde un souvenir positif mais flou... Ce que je me rappelle le plus clairement c'est de m'être dit qu'en livre cette histoire devait être formidable... Faux! À moins qu'il y ait un changement radical après la cent dixième page, c'est d'un ennui profond.  Des discussions pointues entre des personnages fades au sujet d'écrivains britanniques inconnus, des rivalités sans intérêt entre universitaires... Le sous-titre (A Romance) promettait quelque chose de très romantique; je me suis lassée d'attendre. Au suivant!


Possession de A.S. Byatt, 2001, 555 p. Titre de la version française: Possession.

31 décembre 2011

Bye-bye 2011!

Bilan de lecture :
(je suis trop paresseuse pour mettre les liens, vous les trouverez facilement en consultant l'index, dans la colonne de droite)

  1. Lord John and the Brotherhood of the Blade de Diana Gabaldon
  2. Abolissons l'hiver! de Bernard Arcand
  3. Chagrin d'école de Daniel Pennac
  4. Voyage d'un Européen à travers le XXe siècle de Geert Mak
  5. Allah n'est pas obligé d'Ahmadou Kourouma
  6. The Hound of the Baskervilles d'Arthur Conan Doyle
  7. The Stand de Stephen King
  8. Volkswagen blues de Jacques Poulin
  9. The Lost Symbol de Dan Brown
  10. Même le mal se fait bien de Michel Folco
  11. Great Expectations de Charles Dickens
  12. Case Histories de Kate Atkinson
  13. La Maison sans racines d'Andrée Chedid
  14. Uranus de Marcel Aymé
  15. Lord of the Flies de William Golding
  16. La Chorale du Diable de Martin Michaud
  17. The Wonder Spot de Melissa Bank
  18. Portrait sépia d'Isabel Allende
  19. The No. 1 Ladies Detective Agency d'Alexander McCall Smith
  20. Of Human Bondage de William Somerset Maugham
  21. Belong to Me de Marisa de los Santos
  22. Le Maître et Marguerite de Mikhail Boulgakov
  23. The Night Watch de Sarah Waters
  24. Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier
  25. Roman-réalité de Dominic Bellavance
  26. A Short History of Nearly Everything de Bill Bryson
  27. Un souffle venu de loin d'Estelle Beauchamp
  28. Forbidden Fruit : banned, censored, and challenged books from Dante to Harry Potter de Pearce J. Carefoote
  29. Middlesex de Jeffrey Eugenides
  30. La Petite Fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
  31. The Selected Works of T. S. Spivet de Reif Larsen
  32. Comme un roman de Daniel Pennac
  33. Entre deux os de Kathy Reichs
  34. Les Chroniques d'une mère indigne de Caroline Allard
  35. Possession de A.S. Byatt (en cours)

Un seul abandon cette année: This Book Is Overdue de Marilyn Johnson (mais Possession a le cou dans la guillotine au moment où j'écris ces lignes...)

Mes Coups de coeurs/fiction:
Du bon usage des étoiles de Dominique Fortier
Great Expectations de Charles Dickens
La Petite Fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy
Lord of the Flies de William Golding

Mes Coups de coeurs/non-fiction
A Short History of Nearly Everything de Bill Bryson
Voyage d'un Européen à travers le XXe siècle de Geert Mak

Surprise de l'année:
Les Chroniques d'une mère indigne de Caroline Allard

Prix Citron 2011:
Lord John and the Brotherhood of the Blade de Diana Gabaldon

Quelques statistiques:
Lus en français: 18 
Lus en VO anglaise: 17
Traduits d'une autre langue que l'anglais: 3 (néerlandais, espagnol, russe)
Littérature québécoise: 8

Bref, une excellente année de lecture, pas tant en quantité, mais en qualité et en diversité!

Et vous, votre bilan, vos coups de coeurs, vos déceptions? 

26 décembre 2011

Les Chroniques d'une mère indigne

(Je vous mets cette couverture plutôt que celle qui venait avec l'exemplaire que j'ai téléchargé, franchement laide)

J'ai souvent entendu parler de ce livre mais comme je n'ai pas d'enfant je ne croyais pas qu'il pouvait m'intéresser.  Ayant vu Caroline Allard en entrevue (je crois que c'était à l'émission de Sophie Durocher sur Vox) et l'ayant trouvée bien sympathique et rigolote, j'ai mis son nouveau bouquin, Pour en finir avec le sexe, sur ma LAL (liste à lire). Quelques jours plus tard, je suis tombée tout à fait par hasard sur ces chroniques alors que je cherchais quelque chose à télécharger sur mon nouveau joujou pour essayer le système de prêt numérique de la BAnQ. 

Je ne fis ni une ni deux et n'eus point à m'en repentir.  Ce fut la franche rigolade!  Cela fait longtemps qu'une lecture ne m'a fait rire autant. Au point que j'ai réveillé Gropitou qui dormait à côté de moi. Oups! C'est tout à fait mon genre d'humour, faisant fi des convenances, irrévérencieux, relevant l'absurde ou le comique des situations de la vie quotidienne. La présentation est originale puisqu'elle a gardé la forme du blogue dont ces chroniques sont tirées, ayant même conservé les commentaires pas piqués des vers de quelques lecteurs.  Vraiment une belle surprise, j'en aurais pris deux fois plus!


Les Chroniques d'une mère indigne de Caroline Allard, 2007, 246 p.

22 décembre 2011

Le Père Noël est passé de bonne heure cette année!

À moi de moi...


Il s'agit de la liseuse électronique Sony Reader Pocket Edition PRS-350.  Pas le modèle le plus récent, donc; comme je n'étais pas sûre d'aimer lire sur un tel engin, je l'ai achetée usagée sur Ebay (merci à Gropitou d'avoir surveillé la fin de l'enchère pour la subtiliser aux concurrents à la dernière seconde!). 

Je viens de terminer Les Chroniques de Mère indigne de Caroline Allard (billet très bientôt), téléchargé en prêt numérique sur le site de la Grande Bibliothèque (BAnQ) et j'ai vraiment apprécié l'expérience!  Je n'arrêterai pas pour autant de lire des livres traditionnels, surtout que les tournées en bibliothèque et bouquineries comptent parmi mes activités favorites, mais je dois dire que l'aspect pratico-pratique m'a conquise!

Pour les purs et durs fidèles à Gutenberg,  permission de pousser les hauts cris dans les commentaires ci-dessous... J'étais dans vos rangs il n'y a pas si longtemps!   Les autres, quelles sont vos bonnes adresses pour télécharger gratuitement (et légalement!) des livres numériques?