23 août 2007

Quel livre êtes-vous?

Quel livre correspond le mieux à votre personnalité? J'ai pris ce petit quiz rigolo chez Chimère:






You're Adventures of Huckleberry Finn!

by Mark Twain

With an affinity for floating down the river, you see things in black
and white. The world is strange and new to you and the more you learn about it, the less
it makes sense. You probably speak with an accent and others have a hard time
understanding you and an even harder time taking you seriously. Nevertheless, your
adventurous spirit is admirable. You really like straw hats.



Take the Book Quiz.

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Ça colle plus ou moins bien; si je ne vois pas du tout le monde en noir et blanc et n'ai pas d'accent, il est vrai que j'adore me laisser flotter en portant un chapeau de paille... Maintenant il faut sans doute que je lise Huckleberry Finn, afin de mieux me connaître!

Edit: Pour Anjelica et mes autres lecteurs unilingues, une traduction approximative:

Avec une tendance à vous laisser flotter le long de la rivière [NdT: c'est vrai, au propre comme au figuré], vous voyez le monde en noir et blanc [NdT: Pas du tout, j'aime mieux les nuances]. Le monde est étrange et nouveau pour vous et plus vous en apprenez sur lui, moins cela a de sens [vrai]. Vous parlez probablement avec un accent [pas que je sache] et les autres ont de la peine à vous comprendre [très probable], et encore plus à vous prendre au sérieux [sûr et certain]. Néanmoins, votre esprit d'aventure est admirable [Hmmm non]. Vous aimez beaucoup les chapeaux de paille [je les adore mais n'en porte jamais...].

Une Enfance africaine


Une Enfance africaine de Stefanie Zweig, traduit de l'allemand, publié aux Éditions du Rocher en 2002. La version originale date de 1995.


Il s'agit nous dit-on d'un «roman autobiographique». J'en conclus donc que la plupart des événements sont réellement arrivés à l'auteure lorsqu'elle était enfant, mais comme le récit est raconté de différents points de vue (non seulement celui de la petite fille, mais aussi de son père, de sa mère et même de leurs serviteurs africains), elle ne pouvait pas appeler cela une autobiographie.

C'est l'histoire, donc, d'une famille juive qui quitte l'Allemagne nazie quelques années avant la Deuxième Guerre mondiale pour aller se réfugier au Kénya, alors une colonie britannique. Le déchirement de l'exil, les difficultés d'adaptation à un environnement complètement différent, le choc des cultures, l'angoisse et la culpabilité face aux proches qu'on a laissés derrière, l'antisémitisme hypocrite des anglais et des autres immigrés, les difficultés de communication entre les parents et l'enfant qui en vient peu à peu à oublier sa langue maternelle, sont certains des thèmes bien développés dans ce roman, entre autres.

Un détail qui m'a frappée: comme la famille est sans le sous, le père accepte comme premier emploi une place de manager dans une ferme éloignée appartenant à un Anglais (ce qui faisait semble-t-il partie d'une stratégie concertée des Britanniques pour disperser les immigrants, en particulier les Juifs, et ainsi empêcher leur ghettoïsation dans les villes); au début il n'est pas payé, seulement nourri-logé avec sa femme et sa fille, mais on leur fournit tout de même des serviteurs noirs pour cuisiner, faire le ménage et les commissions! Et cela semble naturel à tout le monde! Autres temps, autres moeurs...

Je ne peux pas dire que le style d'écriture m'a emballée, et il y a bien quelques longueurs, mais juste pour l'histoire, ce livre vaut vraiment la peine d'être lu. Il faut dire que j'adore les romans qui se passent en Afrique, c'est vraiment le dépaysement total, une autre planète! Bon, comme j'essaie de trouver les titres de ceux que j'ai lus, ma mémoire me fait défaut; vous en avez à me suggérer?

Je vais sûrement éventuellement lire les autres romans autobiographiques de Mme Zweig: Une Jeunesse allemande, Filles de l'Afrique et Le Bonheur est ailleurs.


Prochaine lecture: Le Cahier noir de Michel Tremblay.

17 août 2007

Mes amis mes amours


Mes amis mes amours, de Marc Lévy, publié en 2006 chez Robert Laffont. 417 p.

Bon, ce livre ne m'a pas tenue occupée aussi longtemps que je croyais (je suis toujours dans l'attente quasi-insoutenable de mettre la main sur le dernier Harry Potter, qu'un ami doit me prêter...); il s'agit encore d'une de ces fausses briques à caractères énormes et larges marges. Je pensais m'y plonger pour une semaine, je l'ai lu en deux jours!

Dans l'ensemble j'ai assez aimé, mais sans être aussi emballée que j'aurais pensé, vu la renommée de l'auteur. Il est vrai qu'on m'a prévenue que ce n'était pas son meilleur (j'avais choisi celui-là tout à fait par hasard, parce qu'il était disponible à la bibliothèque municipale); je ferai donc sûrement un autre essai éventuellement -- j'attends vos suggestions, lequel est votre préféré?

La lecture est agréable, les personnages attachants, le thèmes des amitiés masculines est intéressant et pas si souvent traité en littérature, il me semble. L'opposition entre les caractères des deux amis, l'un altruiste, l'autre égoïste, est bien développée. Il y a quelques trouvailles assez amusantes (le saumon cuit à la vapeur dans le lave-vaisselle!) mais l'intrigue est extrêmement prévisible. On dirait qu'il manque un petit quelque chose pour vraiment nous happer.

14 août 2007

Labyrinth (suite)

Ci-contre, le sceau des Trencavel -- le vicomte Raymond-Roger Trencavel est un des personnages historiques décrits dans ce roman.


Finalement, malgré ses défauts, j'ai beaucoup aimé ce roman. Comme je le disais dans mon message précédent, tous les éléments sont réunis pour me plaire. J'adore ce mélange de roman historique et de thriller contemporain, avec une touche fantastique. De plus, j'avais déjà lu d'autres romans sur la période de la croisade contre les Cathares et j'ai toujours gardé une fascination pour ce thème, comme j'en ai une de même pour tout ce qui concerne le Moyen-Âge depuis qu'adolescente j'ai dévoré les livres de Jeanne Bourin!

Pour ceux qui ne connaissent pas cette période, disons que les Cathares sont les membres d'une secte pacifique chrétienne qui eut un certain succès au Moyen-Âge dans le Sud de la France. Le Pape annonça une croisade contre cette secte de plus en plus populaire et contre les nobles qui laissaient les «Parfaits» ou «Bons Hommes» prêcher sur leurs terres, et qui par ailleurs vivaient également en harmonie avec les Juifs et autres Sarrasins; les nobles du Nord répondirent à l'appel, plus pour avoir l'occasion de s'emparer des riches terres du Pays d'Oc que par piété, dans la majorité des cas. Cette guerre civile donna lieu à des tueries épouvantables, et l'on y entendit une des phrases les plus cyniques de l'histoire, devenue une citation célèbre. Lors de la chute de la ville fortifiée de Béziers, les croisés demandèrent comment on allait différencier les catholiques des hérétiques parmi les citoyens de la ville. L'abbé de Cîteaux répondit: «Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens.» Les soldats obéirent... C'est aussi là que l'Inquisition fut fondée, et non en Espagne comme on le croit généralement.

Le début du roman est un peu lent, on sent un peu trop la mécanique «mise en place des personnages»! Et comme je le disais précédemment, il y a quelques erreurs d'édition, voire même quelques fautes factuelles: ainsi, on peut lire que pour aller de Béziers vers Carcassonne, l'armée se met en marche vers l'Est, alors que d'après la carte fournie, c'est plutôt vers l'Ouest qu'il faudrait se diriger! On note aussi quelques détails invraisemblables, et on a parfois envie de secouer Alice, l'héroïne de la partie contemporaine (partie qui est à mon avis légèrement plus faible que la partie médiévale) en lui criant «Va pas là!!! Fais pas ça!!! Réveille!!!»


Mais l'intrigue est assez prenante pour qu'on passe par-dessus ces quelques défauts et qu'on prenne beaucoup de plaisir à cette lecture. J'ai beaucoup apprécié aussi les descriptions du mode de vie médiéval, j'ai toujours pensé que j'aurais bien aimé vivre dans ce temps (oui, oui, je sais, il y avait les famines, la peste, etc, mais on peut bien rêver!)


Mon premier message sur ce livre. Et aussi les avis favorables d'Elfique et de Coversgirl (en anglais).



Prochaine lecture: Zut, mon copain m'a fait défaut et a oublié de m'amener le dernier Harry Potter quand on s'est vu dimanche... Je le revois dans deux semaines, cette fois je vais m'arranger pour qu'il ne l'oublie pas (en l'inondant de courriels durant les jours précédents). En attendant, Marc Lévy (que je ne connais pas encore, hé non!) me fera patienter avec Mes amis, mes amours.

08 août 2007

Labyrinth


Labyrinth, de Kate Mosse, publié chez Orion en 2005. 530 p.
Titre de la traduction française: Labyrinthe.

Comme c'est une grosse brique, je vous fais un petit rapport de mi-parcours.

Jusqu'ici, j'adore! Tous les ingrédients sont réunis pour un bon suspense historique: un secret datant peut-être du temps des Égyptiens, des sociétés secrètes, le Graal, le Sud de la France au temps de la Croisade des Albigeois (une période fascinante), en alternance avec une partie se déroulant de nos jours, des personnages féminins forts mais non parfaits, des méchants charismatiques...

Par contre, je n'ai pas de compliments à faire à l'éditeur, à part pour la couverture qui est bien jolie (la photo ci-contre ne lui rend pas vraiment justice). Il y a plusieurs fautes de frappes, un mot qui manque dans une phrase, une autre phrase où les mots sont inversés ce qui en change le sens (it is worse than it looks, alors que le contexte indique clairement qu'on voulait dire le contraire, it looks worse than it is) et les quelques phrases en français (pour la couleur locale!) ne sonnent pas tout à fait justes. Heureusement que l'histoire est vraiment prenante, alors je pardonne...

Je vous en dis plus dans quelques jours, j'essaie de le finir pour dimanche parce qu'alors j'ai l'espoir de mettre la main sur le dernier Harry Potter!!!

30 juillet 2007

Malicorne

Malicorne, d'Hubert Reeves, publié aux Éditions du Seuil/Points en 1990. 216 p. en comptant les appendices et les notes.
«Un grand ballet de pollen se donne dans l'air bleuté quand, de la main, je cache le Soleil matinal.» C'est par cette jolie phrase que s'amorce Malicorne, qui annonce en sous-titre: Réflexions d'un observateur de la nature. Mais, s'il est un peu question de la nature, et aussi de poésie, des sciences, de liberté et de necessité, on est bientôt entraîné vers les hautes sphères de l'abstraction, et c'est là que pour moi le bât blesse.
J'ai haï les cours de philosophie au CÉGEP, alors de se demander si le nombre peut exister sans le nombrant (le cerveau humain capable de concevoir le nombre) et vice versa -- version aristotélicienne de l'oeuf ou la poule, franchement cela me fait un peu suer (pour rester polie) et je décroche complètement.
Certains passages sont intéressants, mais dans l'ensemble, ce livre m'a un peu ennuyée, cela m'attriste de le dire; pourtant j'avais beaucoup aimé deux autres de ses livres, Chroniques du ciel et de la vie et Chroniques des atomes et des galaxies. Ce n'est jamais bon signe lorsqu'on regarde constamment combien de pages il reste...

Prochaine lecture: Luz ou le temps sauvage, d'Elsa Osorio, pour le club de lecture des blogueuses -- il faudra donc attendre le 1er septembre pour la critique!

27 juillet 2007

Je suis un chat


Je suis un chat, de Natsume Soseki, traduit du japonais, publié chez Gallimard (collection Connaissance de l'Orient) en 1978. 445 p. Date de parution de la version originale: 1905.

(L'illustration est la couverture de l'édition de poche, qui est ma foi fort jolie...)

L'idée de départ était bonne. Il s'agit d'une suite de petites scènes de la vie quotidienne d'un Japonais professeur de littérature anglaise (Natsume Soseki (1867-1916) en était un, d'ailleurs), vues et analysées par le chat de la maison, un animal très spirituel et cultivé. Certains passages sont assez amusants, voire charmants. L'ennui, c'est qu'aucun des personnages n'est vraiment sympathique, pas même le chat lui-même par moments! Et comme il n'y a pas vraiment d'intrigue (en tous cas, pas après 150 pages, soit le tiers du roman!), cela devient un peu lassant. Mais il intéressera sûrement les passionnés de culture japonaise, puisqu'il offre une critique cynique de la société japonaise du début du XXème siècle, une période de transition entre le Japon féodal du passé et une société moderne et ouverte sur le monde occidental.

Je crois que c'est le genre de livre à lire plutôt à petites doses, quelques pages à la fois, un peu comme je fais avec mon cher Duc de Saint-Simon (dont les Mémoires, j'espère qu'il ne m'en voudra pas de le dire, font une excellente lecture de cabinets...). Je l'ai donc laissé à mon bureau, pour meubler mes heures de repas.


Prochaine lecture: je suis en train de finir Malicorne, d'Hubert Reeves, et ensuite ce sera Luz ou le temps sauvage, d'Elsa Osorio, pour le club de lecture des blogueuses!