01 novembre 2008

Oracle Night

Sur le thème des États-Unis (en l'honneur des élections américaines), notre club de lecture Blogoclub avait choisi de lire Brooklyn Follies de Paul Auster. Comme je l'avais déjà lu (et beaucoup aimé, voir ici), j'ai décidé de lire un autre roman du même auteur, et le hasard bibliothèquesque a fait qu'Oracle Night s'est retrouvé sur ma table de chevet.

Je dois dire que j'ai d'abord éprouvé un peu de difficulté à entrer dans ce livre. Il me semblait trop semblable à Book of Illusions: un homme en convalescence (ici suite à une maladie grave, là suite à un deuil) tente de reconstruire sa vie et c'est l'écriture qui lui en donne l'occasion. De plus, on retrouve le même stratagème d'histoire dans l'histoire, et je viens de lire un autre roman bâti de cette façon (Le Tueur aveugle de Margaret Atwood). Aussi intéressant que puisse être ce type de roman à tiroirs, il peut aussi être frustrant, car on doit constamment abandonner une ligne de récit pour revenir à l'autre.

J'ai donc un peu peiné pour les premières cent pages -- à part le petit passage qui se déroule dans une étrange papeterie chinoise. Il faut vous dire que j'adore les papeterie presque autant que les librairies; j'adore toucher les différents types de papier, essayer les stylos... Je suis un peu nostalgique du bon vieux temps où tout s'écrivait à la main. Quel plaisir que de sentir une bonne plume glisser sur une feuille de papier de qualité!

Puis on dirait qu'après une centaine de pages, sans trop que je sache pourquoi, un déclic s'est produit et j'ai enfin embarqué à fond dans le récit. Ce livre nous parle du passé, du présent et du futur. Vivre le présent, retourner dans le passé, prédire le futur. Et surtout il nous parle du pouvoir presque magique des mots et de l'écriture. Si on écrit quelque chose qui éventuellement se réalise, est-ce une coïncidence, une prédiction ou une cause?

Et même si j'avais deviné à l'avance une partie de l'intrigue, cela ne m'a pas dérangée. J'ai vraiment apprécié l'écriture de Paul Auster, et j'aimerais un jour relire ce roman pour bien en saisir toutes les nuances et toutes les implications. Et l'idée des notes en bas de pages est vraiment originale, et permet de passer d'une trame à l'autre sans perdre le fil.


L'avis d'Amanda, ceux de Laurence et de Thomas du Biblioblog, celui d'Allie, de Florinette, de Thom...


Pour connaître les billets du Blogoclub sur Brooklyn Follies, suivez les liens chez Sylire ou Lisa, nos deux formidables organisatrices!



Oracle Night de Paul Auster, publié chez Henry Holt & Company en 2003. 243 p. Titre de la traduction française: La Nuit de l'oracle.

30 octobre 2008

Défi Lire autour du Monde

Une idée de défi de lecture intéressante chez la blogueuse Enna, le Challenge Lire autour du monde! L'originalité de ce défi, c'est de nous demander de lire des livres se déroulant dans des villes et des pays autres que les nôtres (et non pas nécessairement écrits par des écrivains de ces pays, comme on aurait pu le penser). Donc, le dépaysement est garanti!

Comme ce n'est pas évident de trouver des romans répondant aux différents critères, Enna est en train de mettre sur pied une liste de suggestions, et propose de mettre en commun nos connaissances livresques. Que vous ayez ou non décidé de participer au défi, vous pouvez allez lui suggérer quelques titres de romans et récits de voyage se déroulant dans différents pays et villes. C'est ici!

Au départ, même si je trouve l'idée excellente, j'hésitais à embarquer, car j'ai moi-même l'intention d'organiser un mini-défi pour 2009 (je vous en reparle dans quelques semaines). Mais c'est vrai que c'est vraiment peu contraignant, et en plus, on est venu me défier jusque chez moi! (Voyez ici, dans les commentaires!) Alors je n'ai vraiment pas le choix! D'ailleurs, en parcourant du regard ma PAL, je vois déjà plusieurs titres qui pourraient fort bien faire l'affaire.

Il ne me restera plus qu'à préparer ma liste... À suivre!

29 octobre 2008

La fin du mois approche...

Alors c'est le temps de... payer les factures? Meuh non! C'est le temps de prendre connaissance de la prochaine lecture de notre club des blogueurs, le Blogoclub! Pour le premier janvier 2009, nous devions sélectionner un polar historique; la population a choisi *roulement de tambour* La Dame en blanc de Wilkie Collins!

En apprenant la nouvelle, je me suis permis 30 secondes de baboune parce qu'encore une fois (tsss) ce n'est pas pour celui-là que j'avais voté! Puis finalement je me dis que c'est une très bonne idée, puisque ce livre était évoqué dans mon roman coup de coeur 2007, et que je m'étais dit qu'il faudrait bien que je le lise un jour pour voir de quoi il retourne!

Nous avons aussi appris le thème suggéré pour notre lecture du 1er mars (ça paraît si loin, alors que la première neige vient de tomber sur Montréal!); cette fois-ci, il n'y aura pas de vote. En l'honneur du prix Nobel qui vient d'être accordé à Jean-Marie Le Clézio, il s'agira tout simplement de choisir n'importe quel livre de cet auteur. Quelle bonne idée!

En attendant, rendez-vous dans quelques jours pour nos billets sur Paul Auster!

28 octobre 2008

La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Une intrigue complexe mais néanmoins facile à suivre. Encore quelques problèmes de traduction, mais on s'y fait. Contrairement au tome 1, aucune longueur. Un suspense qui s'installe dès le début. Crescendo jusqu'à une finale époustouflante. De nouveaux éléments sur le passé mystérieux de certains personnages. Quelques fils laissés en suspens.

Que dire de plus? Vite, où est le tome 3?


Je ne peux citer tous les blogueurs qui ont commenté ce roman, mais en voici toujours quelques uns: Jules, Karine, Tamara, Catherine du Biblioblog, Florinette, Fashion, Bob August, Charlie Bobine...


Millénium 2: La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette de Stieg Larsson, publié chez Actes Sud/Actes noirs en 2006. 652 p. Titre de l'original suédois: Flickan som lekte med elden.

26 octobre 2008

Belle récolte...

...ce matin à la bouquinerie:





Le tout pour $5, pas trop mal, non? En plus, quelle belle journée pour une petite balade sur la rue Mont-Royal, suite à un petit déjeuner monstrueux dans un restaurant sympathique!

23 octobre 2008

Encore quelques perles de chez Google...

Décidément, tous les chemins mènent à J'ai lu... Qu'est-ce qui peut bien attirer ici autant d'êtres bizarroïdes? (Voir aussi mon autre billet...)

Irlande bêtes de lit
Oooh ces Irlandais!

Laisse moi le savoir
ok, promis!

Quel livre j'aime lire?
Je l'sais-tu, moé?

Anarchist cookbook traduction
Un livre de recettes anarchiste? Les recettes ne doivent pas être faciles à suivre...

J'admet (sic) que mettre les civilisations les unes après les autres est bien
Oui, alors que toutes en même temps, ça ne se fait pas, hein!

La position de l'Africaine en amour
Je ne la connais pas celle-là, c'est bien?

Les hommes qui couchent avec plusieurs femmes
Aurait-on découvert un tome 4 à la série Millénium?

19 octobre 2008

Tout le monde en parla...

J'ai été extrêmement contente de la sortie de l'écrivain et éditeur québécois Jean Barbe à Tout le monde en parle ce soir (hier soir, en fait, puisqu'il est passé minuit!) au sujet de l'utilisation systématique du présent de l'indicatif chez de nombreux auteurs québécois. Il a souligné que ce temps de verbe, s'il peut se justifier dans certains types de littérature bien précis (par exemple, l'auto-fiction), ne convient pas du tout à la plupart des autres genres littéraires, et surtout pas à une fresque historique! Le passé simple, au contraire, impose aussitôt une certaine perspective, beaucoup plus appropriée. Je suis tellement d'accord! Il me semble d'ailleurs en avoir parlé ici et là dans ces pages. Quand on me raconte une histoire, je ne veux pas qu'on essaye de me faire accroire qu'elle se déroule en ce moment dans mon salon!

M. Barbe a soulevé l'hypothèse que c'était à cause d'un manque de maîtrise des conjugaisons chez les jeunes écrivains... Peut-être, mais je crois que c'est aussi un peu par paresse! Et d'ailleurs, je pourrais en nommer de la même génération que lui qui adoptent cette manière d'écrire!

Et vous, ça vous tape parfois sur les nerfs, ça vous laisse indifférent du moment que l'histoire est bonne, ou au contraire vous aimez ce style d'écriture? Cela m'intéresserait de connaître différents points de vue sur ce sujet.

source photo: www.radio-canada.ca